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lundi 6 juin 2016

Ce n'est pas fini ... avant les missels et les psaumes de David et les querelles jansénistes et jésuites, il y a les livres d'heures !

https://www.wdl.org/fr/item/13010/view/1/1/


https://www.wdl.org/fr/item/13010/


Et rien sur la reliure.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_d%27heures


https://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_d%27heures_de_Jeanne_d%27%C3%89vreux

"Les livres d’heures au Moyen Âge

http://livreheurestraduit.pagesperso-orange.fr/Introduction/Leslivresheures.htm

Les livres d’heures apparaissent à la fin du XIIIe siècle. Le souverain, les princes et les grands officiers commandent à des ateliers de copistes des ouvrages contenant les offices et les prières qui soutiennent au mieux leur dévotion. Très rapidement, témoin de la pratique religieuse particulière de l’époque, un programme s’élabore que l’on retrouve d’un livre à l’autre avec quelques variantes mineures seulement. Ces ouvrages ne sont pas des livres liturgiques car à côté d’offices, ils contiennent des lectures, des prières, des suffrages qui n’en font pas partie.
L’organisation générale d’un livre d’heures comporte les rubriques suivantes :
·     Un calendrier,
·     Des extraits des quatre Évangiles,
·     Les oraisons : Obsecro te et O Intemerata,
·     Les heures de la Vierge,
·     Les heures de la Croix,
·     Les heures du Saint-Esprit,
·     Les sept psaumes pénitentiels,
·     Les litanies,
·     Les Vigiles des morts,
·     Les quinze joies Notre Dame,
·     Divers suffrages des saints.
Très rapidement, à ce programme, se joint une iconographie spécifique où, là aussi, les thèmes se répètent tout au long du Moyen Âge, soit sous la forme de miniatures en pleine page, soit d’illustrations plus modestes en tête d’un texte particulier. Ces peintures sont à des moments bien particulier de la liturgie : ainsi, dans l’office de la Vierge, l’Annonciation se trouve en tête des Matines, la Visitation à Laudes, la Nativité à Prime, l’Annonce aux bergers à Tierce, l’Adoration des mages à Sexte, la Purification à None, la Fuite en Égypte à Vêpres et le Couronnement de la Vierge à Complies.
Progressivement, le décor s’enrichit ; les marges sont semées de feuillages et de fleurs plus ou moins symboliques ; des lettres ornées reçoivent des miniatures qui commentent le texte. En effet, cette iconographie joue le même rôle que les fresques murales et la statuaire des édifices religieux, elle participe à l’instruction des fidèles par l’évocation des scènes qu’elle représente.
Le XVe siècle constitue l’apogée de la production du livre d’heures et les ateliers parisiens deviennent le foyer de diffusion de la mode selon laquelle se fait sa composition et son décor. Ceux-ci ont reçu l’influence des enlumineurs de toute l’Europe, ils ont assimilé ces apports et ils retransmettent le fruit de leur synthèse qui devient le modèle à reproduire.
Car au fil des années, la destination du livre d’heures a évolué ; il s’est mué de livre de dévotion en objet de prestige. Ce sont à présent des manuscrits de luxe, somptueusement décorés, que l’on regarde plus qu’on ne lit. Les grands de ce monde y cherchent avec complaisance un reflet de leur personnalité, évoquée avec une profusion ostentatoire par leurs devises, leurs blasons, leurs emblèmes et même leurs portraits.[1] Le plus connu et peut-être le plus somptueux des livres d’heures n’est-il pas « Les très riches heures du duc de Berry », le fleuron de la bibliothèque du château de Chantilly ?
À la fin du XVe siècle, la jeune imprimerie, mise au point sur les bords du Rhin dans la région de Francfort, s’empare du sujet. Très vite la production élimine les ateliers de copistes et contraint les enlumineurs à se reconvertir. Paris compte plus d’une demi-douzaine d’imprimeurs spécialisés dans ce type d’ouvrages. Des centaines d’exemplaires sont proposés à la convoitise du chaland dont le niveau social s’abaisse ; il devient de bon ton, même dans la boutique aisée, de détenir un livre d’heures.
Au XVIe siècle, l’extension de cette production est considérable ; le livre d’heures est le plus grand succès de librairie de cette époque ; la Bibliothèque Nationale de France détient plus de trois cent cinquante manuscrits différents et près d’un demi millier d’ouvrages imprimés. Avec la fin de ce siècle, les mentalités changent, les goûts évoluent, la dévotion s’oriente vers d’autres pratiques et le livre d’heures disparaît des rayons des libraires."
[1] THOMAS, Marcel : L’âge d’or de l’enluminure : Jean de France, duc de Berry, et son temps, p. 9

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