Le blog change un peu de physionomie ... sur le côté, les libellés et des liens en relation avec l'atelier.
Tout en bas, les liens vers les blog-amis et les étapes de la reliure, les principes déontologiques de restauration.
Ce blog se veut un outil pratique regroupant tout ce qui peut être utile à notre métier.
N'hésitez pas à dérouler tout en bas et à commenter...

mardi 4 février 2020

Un groupe d'études et de recherches autour des structures internes du livre.

https://www.facebook.com/groups/archeolivre/

En message liminaire, voici règlement et fonctionnement du groupe.

⧫"Bienvenue à tout le monde.
Pour les nouveaux arrivants. 
Je rappelle juste ici les statuts et regroupe les messages visant la philosophie de ce groupe .. pourquoi il reste en mode privé avec une question et approbation.
1/ Ce groupe est dédié aux coutures d'origine ou non de la reliure, mais aussi éléments constitutifs comme claies, éléments de l'apprêture du dos ...
2/ Je demande de mettre une photo du dos à nu avec les références du livre: siècle, type de couvrure, date d'édition, pays ou ville d 'édition, trace de restauration.
Chacun peut participer en se référant à ces consignes.
Toute publicité personnelle ou publication en dehors de ces critères sera supprimée.
Ne venez pas que prendre, participez si vous en avez la possibilité.
3/ Le but est de montrer des cas de figures précis et concrets parce que dans les livres .. on a des corpus étudiés qui ne correspondent pas avec ce que j'ai dans l'atelier parfois.
Le savoir d'un artisan se construit sur ses expériences.
Les livres montrés sont de toutes provenances et pas forcément du travail à faire.
Je décortique les livres pour voir et associer des pratiques à des éditeurs par exemple.
C'est un travail long, de longue haleine.
Et ces livres sont déjà en mauvais état de base, laissant apparaître la couture.
Je tente de mettre des informations accessibles à tous.
Sur le côté, des catégories.
4/ Je montre sans, ni donner de titre, ni d'appartenance étant donné que certains livres sont à moi et d'autres sont des livres de clients.
5/ TRÈS IMPORTANT Autant que possible, il ne s'agit pas de se comparer ou de comparer ses clients ou ses méthodes de travail, ou d'entrer dans une logique commerciale ou de concurrence,... mais de voir concrètement pour établir, même si c’est connu, des catégories claires .. un outil pour chaque amateur de livres.
Les restaurateurs, les centres de formations donnent des stages, moi même .. chacun pourra ici voir mais l’échange en atelier est plus constructif surtout autour de cas de figures précis.
de la même façon qu'un E-book n’est pas un livre qui a la même fonction que le livre matériel .. si quelqu'un veut un livre ... il passera bien vite de la version électronique à la version papier.
Il est regrettable pour moi que ce savoir se perde ou soit vendu de façon assez élitiste et partisane : ici c’est donc une bibliothèque d'images, populaire et accessible à tous.
ET c’est pour moi, une remise à niveau, un entretien de ma culture personnelle dans ce domaine.
Partager à un moment de grande difficulté pour beaucoup d'ateliers et avoir un langage clair est essentiel ...
6/ De la même façon il vaut mieux qu'un client achète un exemplaire en bon état un peu plus cher, qu'un livre en état moyen et paie une restauration qui dépasse le prix de l'achat du livre en meilleur état s'il existe .. c’est le conseil que je donne.
Plus que jamais le marchandage de nos prix vers le bas devient malsain.
Il faut faire connaître ce savoir de façon à ce que chacun le comprenne et sache que quand il va chez un relieur restaurateur, il paie un travail de qualité et la connaissance de son métier.
Restaurer la confiance des bibliophiles, des libraires qui n'ont pas cette connaissance, confiance détruite depuis ces pratiques de clivages entre relieurs et restaurateurs du 20 ème.
7/ Le partage augmente la conscience de chacun de la place des livres et de nos métiers les uns par rapport aux autres, vers une éthique de collectionneur-bibliophile et de relieur plus harmonieuse, sans oublier les universitaires, chercheurs et conservateurs qui nourrissent largement nos connaissances, appliquées à de la pratique concrète."

































Stages de printemps et d'été ....

🔺 Les dates ne sont pas encore fixées.
Proposez-moi des dates qui vous conviendraient .. je proposerai dans ce cas, à des personnes voulant faire un stage, ces dates.
🔺 Je ne prends pas plus de 3 personnes à la fois pour garder la qualité du stage.

🔺 La semaine est au tarif de 500 euros pour 5 jours plus le samedi matin, si nous avons du retard.
Les fournitures, tels que cuir et papier décorés à la main, sont à votre charge. 
Il faut me faire parvenir des photos de vos livres pour  voir avant quel type de travail je vous ferais faire.

🔺 Les cours vont de 9H30 à 16H00, de façon à vous laisser le temps de découvrir notre village.

🔺 Il y a des visite-patrimoine d'un heure à deux heures avec l'office de tourisme si vous voulez, pour quelques euros.
Dans ce cas, nous arrêtons le cours et reprenons, ce qui repousse un peu l'heure, le tout est qu'il ait au moins 6H00 par jour de travail.

🔺 Le midi nous partageons un repas simple avec ce que chacun amène dans la cuisine de l'atelier.





🔺Vous avez des chambres d’hôtes et gîtes.
⇨L'île ô reflets (à Trôo) - Chambres d'Hôtes et 2 Gîtes
Le Moulin de la plaine - 5 chambres (12 personnes maxi au total) - 2 gîtes de 4 et 9 personnes
02.54.72.57.84 / 06.07.99.49.42 - martial.chevallier@wanadoo.fr
http://moulindelaplaine.com/




🔺Vous avez des adresses là: 


https://trootourisme.jimdofree.com/h%C3%A9bergements/

Pour les repas,  Trôo, Montoire à 7 kms .... vous trouverez toujours un endroit ou l'autre ouvert.

Le piron Pizzéria
Le Mermoz, traditionnel maroquin et français, très bon tajine et couscous.




🔺Voici à trôo les restaurants, avec possiblités de manger en gîtes.

https://trootourisme.jimdofree.com/restaurants/



🔺Enfin pour voir la qualité de mon enseignement, retrouvez les basiques.

⇨ https://restaurationlivreatroo.blogspot.com/search/label/Bienvenue




🔺 Dans l'attente que vous me recontactiez,

laissez moi votre mail ou contactez moi aux coordonnées dans la barre latérale droite ... je vous envoie  une inscription avec un mini programme de ce que nous abordons aussi en théorique, mais c’est  léger, accessible à tous, et cela se fait en même temps que la pratique ...

Une fois les dates établies, je vous demande 30% de la somme pour réserver votre place.
Si vous ne venez pas pour motifs incontournables, je vous redonne le chèque que je n'encaisse pas avant la fin du stage.

Cordialement
Sandrine.

mercredi 29 janvier 2020

La littérature de colportage.

Un très bel article.

Avant que quelqu'un ne le change encore .. ou enlève les références des articles.


La Bibliothèque bleue désigne une première forme de littérature dite « populaire », apparue en France au début du xviie siècle.

Principes[modifier | modifier le code]

C'est, avant tout, une formule éditoriale nouvelle inventée et imprimée à Troyes dès 1602 par les frères Oudot, notamment Nicolas Oudot dont l'enseigne est le Chapon d'or couronné1. L'impression en était de mauvaise qualité et de petit format ; les cahiers (assimilables à une brochure d'aujourd'hui) recouverts d'une couverture de papier couleur bleu gris (comme la couverture bon marché qui enveloppait les pains de sucre), d'où l’appellation qui, à l'époque, fut d'abord celle de « Livres bleus2 ».
Cette littérature, au départ urbaine et locale, fut ensuite popularisée par les colporteurs et donc étendue à d'autres zones urbaines (Rouen, Angers) et imitée. Tout en restant prudent, Roger Chartier considère qu'elle constituait l'une des sources principales de culture des masses populaires en France3 ; d'autres, à l'instar de Carlo Ginzburg, insistent sur notre ignorance des modes de réception de ces textes ; cependant les historiens s'accordent sur l'importance — difficilement mesurable — de la culture orale : les illettrés se contentaient d'en apprécier les gravures, quand il y en avait, mais la plupart du temps, ils pouvaient avoir accès au texte lors de séances de lecture collective. Toutefois, une clientèle mélangée s’approprie ces livres, et ce, pendant près de deux siècles.
Hors de France, se développent à la même époque le Volksbuch (Allemagne) et le chapbook (Angleterre).

Historique[modifier | modifier le code]


Almanach broché et couvert de son papier bleu bibliothèque Carnegie (Reims) (1814).
Les plus anciennes productions de ce genre remontent aux premières années du xviie siècle. Ce fut la famille de Jean Oudot, installée à Troyes, qui inventa et développa cette forme d'édition, en association avec la famille de Claude Garnier (v. 1535-1589), imprimeur du Roi, reprenant le fonds de catalogue des imprimeurs lyonnais et parisiens4. L'un des plus anciens volumes porte la marque Nicolas Oudot, le frère de Jean : « Ogier le Danois5 ». Les premiers tirages ne sont pas tous couverts avec du papier bleu, cependant, on commence à les appeler les « livres bleus ». Nicolas transmet le flambeau à ses deux fils : Jean II et Jacques I, puis Nicolas II, issu d'un second mariage. Bientôt c'est toute une dynastie de Oudot qui fait commerce de livres bleus, peu à peu concurrencée par une autre dynastie, les Garnier.
En janvier 1665, Nicolas III ayant épousé la fille d'un libraire de Paris vint s'établir rue de la Harpe, à l'enseigne de L'Image Notre-Dame et, à cette époque principalement, une quantité importante d'ouvrages de toute nature (roman de chevalerie, théâtre, contes6, romans picaresques, livres religieux7, manuels de civilité, livres de cuisine, astrologie, faits divers, etc.) intègre le catalogue du libraire et acquiert une notoriété dans tout le royaume. La veuve Oudot continua longtemps l'entreprise de Nicolas II, et eut différents successeurs : par exemple, Baudot, libraire à Troyes. Cette ville garda le monopole de ce marché jusqu’au début du xixe siècle et c'est là que s'imprimèrent, toujours dans le même style et dans le même format (les uns in-4° et in-8°, les autres in-12 et in-16), ces livres qui devinrent populaires, puisqu'à Paris, au milieu du xviiie siècle, on les trouvait en grande quantité jusque sur les quais. Vers 1775, un certain Castillon fit une refonte de certains titres issus de ce que l'on appelait désormais la « Bibliothèque bleue » en y ajoutant des situations et des épisodes nouveaux, tant les récits s'étaient dénaturés au fil du temps8. La simplicité du récit, la naïveté, « enfin tout ce qui rappelait l'ancienneté de ces contes et en faisoit la valeur », avaient disparu dans ce qui fut qualifié sur le plan critique de « contrefaçon » par Antoine Le Roux de Lincy, lequel fit une nouvelle édition de contes en revenant aux sources originales9.
Les ennuis commencent en 1701, quand une interdiction émane de la direction de la Librairie, afin de limiter les réimpressions de livres sans autorisation : ce rappel au principe des privilèges sera suivi par toute une série d’arrêts, qui visent principalement la littérature de colportage.
En dépit de la présence des contes de Charles Perrault au catalogue (un seul conte était vendu par fascicule, à grand succès), Oudot abandonna le métier vers 1760, du fait de la limitation des privilèges d'impression. Les Garnier, eux, fermeront leurs portes en 1830, largement dépassés par les nouvelles formes d'édition et d'impression nées à Épinal ou Montbéliard.

Analyse du contenu[modifier | modifier le code]


Testament sérieux et burlesque d'un maître savetier, Garnier imprimeur10.
Les catalogues sont éclectiques : almanachs, prédictions astrologiques, conseils pratiques en tous genres, poésies, romans, faits divers. Les livrets, dont les auteurs ne sont le plus souvent pas mentionnés, sont des rééditions de textes de la littérature savante, largement remaniés. Ce sont les imprimeurs eux-mêmes qui apportent des modifications aux textes, afin d'en simplifier le contenu et de le rendre moins subversif. À l'opposé de la littérature licencieuse et des romans galants, étrangère aux romans et essais réformistes, et souvent teintée de naïveté, on disait d'elle : « Jamais elle ne renferme aucune impureté ni rien de contraire aux lois sacrées de la morale et de la religion : toujours le crime est puni, la vertu récompensée11. » Dans l'introduction de sa réédition de 1857 de quatre légendes, Paul Boiteau a sacrifié au mouvement moralisateur de son siècle pour « faire suivre chaque légende d'une sorte de moralité, à la manière de Perrault, c'est là un caprice qui n'a rien de sacrilège. »12
La bibliothèque bleue fut la seule à diffuser, en plus du roman de chevalerie, une douzaine de romans en vers au xviie siècle, comme une compilation du Roman de Renart, de Jourdain de Blayes13, appelée Histoire des deux vaillants chevaliers Amis et Amiles, ou encore, au xviiie siècle, plusieurs éditions de l'Histoire nouvelle et divertissante du Bonhomme Misère, et aussi des chansons de geste comme Les Quatre Fils AymonFierabrasGalion le MaureHuon de Bordeaux, l'histoire de Valentin et Orson ,                                                                                                                                                               je l'ai , je l'ai !!!! le testament sérieux et burlesque: un régal

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Morin, Catalogue descriptif de la Bibliothèque Bleue de Troyes…, Genève, Droz, 1974.
  • Louis Morin, Bibliothèque Bleue, in Mémoires de la Société académique d'agriculture...de l'AUbe, Tome XXVII, troisième série, Troyes, 1900, p109 à 115.

Essais[modifier | modifier le code]

  • Lise Andries, La Bibliothèque bleue au dix-huitième siècle. Une tradition éditoriale, Oxford, The Voltaire Foundation, 1989.
  • Alexandre Assier, La Bibliothèque bleue depuis Jean Oudot jusqu'à M. Baudot (1600-1863), Paris, Champion, 1874.
  • Geneviève Bollème, La Bibliothèque bleue. Littérature populaire en France du xviie au xixe siècleÉditions Julliard, coll. « Archives », 1971 ; rééd. Robert Laffont, 2003.
  • René HelotLa Bibliothèque Bleue en Normandie, Rouen, Lainé, 1928, orné de 40 planches de gravures.
  • Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert, Des éditions au succès populaire, les livrets de la Bibliothèque bleue xviie – xixe siècles. Présentation, anthologie, catalogue, Troyes, CDDP, 1986 (ISBN 2-903776-02-4).
  • Robert MandrouDe la culture populaire aux xviie et xviiie siècles. La Bibliothèque bleue, Paris, Imago, 1985.
  • Alfred Morin, Catalogue descriptif de la Bibliothèque bleue de Troyes (almanachs exclus), Genève, Droz ; Paris, Minard ; Champion, 1974.
  • Charles NisardHistoire des livres populaires, ou de la littérature de Colportage, depuis le xve siècle, jusqu'à l'établissement de la Commission d'examen des livres du Colportage, 1852.

Articles et livres en ligne[modifier | modifier le code]

  • La Bibliothèque bleue telle qu'en elle-même, Bulletin d'informations de l'ABF, no 146-1990 [lire en ligne [archive]].
  • Corinne Beutler, De la culture populaire aux xviie et xviiie siècles. La Bibliothèque bleue de Troyes [lire en ligne [archive]].
  • Thierry Delcourt, La Bibliothèque bleue et les littératures de colportage [lire en ligne [archive]].
  • F. Le Blanc-Hardel, Étude sur la Bibliothèque bleue, 1884 [lire en ligne [archive]]
  • Le Roux de Lincy, Légendes populaires de la France [lire en ligne [archive]].
  • Isabelle Masse, Bibliothèque bleue et littératures de colportage[lire en ligne [archive]].
  • La Bibliothèque bleue, Daniel Roche (dir.) [lire en ligne [archive]].

Colloque[modifier | modifier le code]

  • La Bibliothèque bleue et les littératures de colportage, Actes du colloque organisé par la Bibliothèque municipale à vocation régionale de Troyes en collaboration avec l'École nationale des Chartes, Troyes, 12-.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1.  Anne-Marie Christin, Écrire, voir, conter, Revue de l'UFR, p. 86.
  2.  Lise Andries, La Bibliothèque bleue au dix-huitième siècle. Une tradition éditoriale, Taylor Institution, p. 9.
  3.  Roger Chartier, Dictionnaire encyclopédique du livre, Cercle de la Librairie, 2003, t. 1, p. 294-295 (ISBN 9782765408413).
  4.  Thierry Delcourt, La Bibliothèque bleue et les littératures de colportage, Librairie Droz, p. 110.
  5.  Titre et marque complets : Le Roman du vaillant Chevalier Ogier le Danois gui fui un des douze pairs de France, lequel avec le secours du roy Charlemagne chassa les Païens hors de Rome et remit le Pape en son trône, À Troyes, Chez Nicolas Oudot Imprimeur, demeurant la rue nostre Dame, au Chapon d'or couronné [in-8°, 1602 ?].
  6.  Notamment les contes de fées.
  7.  Cantiques, vies de saints, Bibles de Noël, exercices de dévotions, etc.
  8.  La Bibliothèque bleue, entièrement refondue, & considérablement augmentée [archive].
  9.  Le Roux de Lincy, Légendes populaires de la France, 1831.
  10.  Robert Favre, 1984.
  11.  Source : La Revue de Paris [archive], Bruxelles, tome 6, juin 1842.
  12.  Paul Boiteau 1857p. 4-11.
  13.  Jourdain de Blayes [archive], BNF, fr. 860 (folios 111 à 133).

Lire sur Gallica[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque bleue : romans de chevalerie des XIIeXIIIeXIVe [lire en ligne [archive]].
  • Nouvelle bibliothèque bleue ou Légendes populaires de la France précédées d'une introduction par M. Charles Nodier, accompagnées de notices littéraires et historiques par M. Leroux de Lincy et Colomb de Batines [lire en ligne [archive]].
  • Introduction aux Légendes pour les enfants arrangées par Paul Boiteau et illustrées par Bertall, 1857 [lire en ligne [archive]]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]