La reliure selon Vladimir Tchékéroul

La reliure selon Vladimir Tchékéroul
On a le droit et le devoir de maintenir un niveau d'exigence haut, place au concret et à la recherche d'indices pour connaître les livres....
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dimanche 29 décembre 2019

Conférence de la Fondation Bodmer. « Livres pillés, livres détruits : destins croisés de bibliothèques en guerre », Nicolas Ducimetière

Trois conférences à écouter entre Noêl et Jour de l'An.

Conférence enregistrée le 16 novembre 2019 Par Nicolas Ducimetière, conservateur et vice-directeur de la Fondation L’encre du premier écrit était à peine sèche que certains rêvaient déjà de le détruire. Depuis la plus haute Antiquité, les bibliothèques ou les archives ont toujours été une cible au cours des crises et des conflits. Porteurs d’idées, objets de valeur, les livres étaient à la fois des proies et des victimes. La disparition dans les flammes de la bibliothèque d’Alexandrie (faut-il d’ailleurs blâmer César, les chrétiens fanatiques, les armées arabes ?) n’est que l’illustration la plus célèbre d’un mal sans cesse récurrent au cours des siècles. Paul Valéry écrivait que « le livre a les mêmes ennemis que l’homme : le feu, l’eau, les bêtes, et son propre contenu ». On pourrait rajouter « l’homme » à cette litanie. Si le pillage des bibliothèques fut longtemps la pratique des armées, les destructions à grande échelle des guerres modernes ou les autodafés aveugles, qu’ils soient nazis (Berlin, 1933) ou islamistes (Mossoul, 2015) montrent que le péril s’est encore accru au fil du temps. Indice révélateur de cette prise de conscience : c’est la destruction de la grande Bibliothèque de Sarajevo en 1992 qui détermina l’UNESCO à créer le « Registre de la Mémoire du Monde » afin de mieux connaître et préserver le patrimoine livresque et archivistique mondial. Un problème de caméra est survenu pendant la conférence, réduisant la qualité du son à la fin de la vidéo. Nos excuses pour le dérangement !











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Une conférence de Antoine Garapon Enregistrée le 10 décembre 2019 De "Noce"s au "Premier Homme" en passant par "La chute", la question de l’innocence traverse toute l’œuvre de Camus, et se transforme au fil du temps. D’abord liée à la nature qui autorise à « aimer sans mesure », elle se complique avec le crime solaire de Meursault et se trouve pervertie par la fièvre pénitente – et accusatrice – de Clamence, pour devenir le thème central de la vie de Jacques Cormery. Un itinéraire sera esquissé, qui partira de l’innocence comme une nature à retrouver et se dirigera vers un état à conquérir de façon à regarder le monde en surmontant la culpabilité de parler et la honte d’appartenir à l’espèce humaine.
https://youtu.be/WRHetz2kP1Y





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S'ABONNER

Conférence enregistrée le 2 décembre 2019 « The Peace Pipe » (don du maître de la vie aux humains), une grandiose célébration de la Paix et de la suspension de la Guerre, ouvre la vaste fresque épique en vers que l’Americain Longfellow consacre aux peuples premiers des États-Unis (Song of Hiawatha, 1855; 1er chant). Si l’adaptation de Baudelaire en français (1861) est fidèle, elle rencontre aussi d’autres références (Chateaubriand). Avec la sacralisation d’éléments concrets grotesques (tuyau), on retrouve la bizarre combinaison baudelairienne du fugitif transitoire (fumée) et d’un idéal éternel (la Paix). Un conférence du prof. Jacques Berchtold, directeur de la Fondation, dans le cadre de l'acquisition cette année du manuscrit "Le Calumet de paix", poème de Charles Baudelaire (finalement inclus dans les Fleurs du mal), et actuellement exposé dans l'exposition "Guerre et paix" .







La Fondation Martin Bodmer est un lieu unique au monde, protectrice de 150 000 documents rares et proposant à ses visiteurs un voyage de 5 000 ans de civilisations. Découvrez cette vidéo de présentation de 10 minutes, réalisée par Inovatio Media !



Pour retrouver toutes les expositions et les conférences: https://www.youtube.com/channel/UC900UOuJiforhqRee1eCqzA



Toutes ces informations sont reprises du site et de la chaîne Youtube de la Fondation.

mardi 22 mai 2018

Caviardage, martelage et autres destructions.

L'Éclipse, n° 299
André Gill, 19 juillet 1874.
BnF, estampes et photographie, YA1-115-FOL





L'Art de la destruction est parmi les pratiques des hommes, un art séculaire.

A chaque civilisation, changements de régimes, de politiques, de gouvernants, existe une pratique qui donne puissance et pouvoir aux nouveaux venus:
Caviardage, martelage, destruction à la bombe, à la hache ...

Dans l'Egypte ancienne, il s'agissait de s'approprier la force du souverain déchu.
"Martelages:

De nombreux martelages ont étés effectués, et ce, dès l’époque "pharaonique". Il faut noter que l’image ou le nom dans l’Egypte ancienne a une grande signification [il faut que son nom soit lu ou prononcé pour que la vie éternelle outre-tombe soit garantie]. Certains personnages tombés en disgrâce ont donc étés martelés entièrement ou simplement au niveau des mains et du visage ainsi que leur nom, effacé. Ces mutilations sont généralisées durant l’époque amarnienne avec le martelage du nom d’Amon (cas rare du martelage du nom d’une divinité) et après avec le martelage du nom d’Akhenaton. Nonobstant ce cas de la période amarnienne, les noms divins et leur image sont très rarement martelés. Ainsi, lorsqu’un nom de personnage contenant celui d’un dieu tombé en disgrâce est martelé, le nom du dieu est épargné (voir les nombreux cas avec Toutankhamon )."

Source:
http://temple.egyptien.egyptos.net/infos/mutilation.php

On peut imaginer aussi ce que furent les destructions iconoclastes ...

Pendant la révolution française, les exlibris ont été biffés à l'encre pour rendre illisible le nom de l'ancien propriétaire, d'où le terme "Caviarder".
Certains livres ont été brulés ou découpés, maculés, autorisation de la Convention en bonne et due forme. Pour autant ils ont été sauvés du désastre, pour convenir aux règles d'une révolution sanglante.

On ne parlera pas non plus des Bouddhas, des temples et musées de Mossoul ...


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"La Destruction de l'art est le premier livre à examiner de façon systématique l'iconoclasme et le vandalisme au cours de la période contemporaine. Cette ambition est née de la chute des « monuments communistes » à partir de 1989, qui a démontré que, même en Europe, l'iconoclasme n'appartenait pas au passé. L'étude propose une vue d'ensemble, au plan international, des attaques portées contre des œuvres d'art et des biens culturels, et recherche ce qu'elles ont en commun et ce qui les différencie, en s'appuyant sur les données empiriques et les apports de plusieurs disciplines, dont la sociologie, la psychologie et la criminologie. À l'aide d'études de cas permettant de saisir la complexité des situations et la multiplicité des acteurs, l'enquête aborde aussi bien les destructions dues à des autorités et aux propriétaires des œuvres que le « vandalisme embellisseur » des architectes et urbanistes et que les agressions, anonymes ou revendiquées, ayant lieu dans l'espace public et à l'intérieur des musées. Attentive aux enjeux que représentent les explications, justifications et interprétations de ces actes, elle examine les changements apportés à l'iconoclasme par le « culte du patrimoine » et la condamnation politique et morale du « vandalisme », ainsi que le rôle croissant des moyens de communication et leur développement technique. Une attention particulière est apportée aux rapports paradoxaux liant l'évolution de l'art moderne à l'iconoclasme, des appels avant-gardistes à faire « table rase » de la tradition aux rejets d'œuvres contemporaines dont on prétend les avoir prises pour des déchets. L'ouvrage interroge les liens existant entre cette histoire récente et les grands épisodes iconoclastes anciens, de la « querelle des images » byzantine à la Réforme et à la Révolution, et traite du rôle renouvelé de la religion.
Devenu un classique depuis sa publication en anglais en 1997, traduit en allemand et en espagnol, La Destruction de l'art paraît avec une bibliographie mise à jour et une préface inédite. À l'heure où l'iconoclasme artistique prospère et où les attaques contre le patrimoine culturel sont des armes politiques de première importance, il peut aider à en comprendre la généalogie et la logique."

http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=2379






On peut ajouter que l'autodafé n’est pas un art mais une forme de censure et d'affirmation de la puissance de soi, d'un dirigeant ou de plusieurs autoritaire et dictatoriaux.

Destruction et autodafé

La fondation Bodmer avec des conférences sur la destruction des livres et des bibliothèques en relation avec la guerre.

Un salon dans la librairie...

​il ne s'agit pas d'une manifestation ou d'exposition prévue dans l'atelier mais plutôt une transformation qui prend corps. ...