NOTES
Ces carences sont bien résumées par R. Fubini, « Osservazioni e documenti sulla crisi del ducato di Milano nel 1477e sulla riforma del Consiglio segreto ducale di Bona Sforza », dans S. Bertelli et G. Ramakus (dir.), Essays presented to Myron P. Gilmore, 1, History, Florence, 1978, p. 47-103, p. 49. Plutôt que maigre, la documentation est inégale : on dispose d’une correspondance abondante ou encore de nominations de conseillers, mais, sauf pour quelques périodes exceptionnelles (voir Acta in Consilio Secreto in Castello Portae Jovis Mediolani, éd. A.R. Natale, Milan, A. 1963-1969, 2 vol. ), on a peu de documents révélant le contenu des délibérations.
F.M. Vaglienti, « “Fidelissimi servitori de Consilio suo secreto”. Struttura e organizzazione del Consiglio segreto nei primi anni del ducato di Galeazzo Maria Sforza (1466-1469) », Nuova rivista storica, 76, 1992, p. 645-708, le définit p. 654 comme un alter ego politico. De Pavie, le 7 septembre 1469, le duc écrit aux conseillers : representati la persona nostra propria, et c’est sur eux que les autres magistrats hanno ad prendere norma, spechio et exempio. On voit à diverses reprises le duc ordonner à son destinataire d’informer, indifféremment, lui-même ou le Conseil secret : voir par exemple Archivio di Stato di Milano (dorénavant ASMi), Registri delle Missive (dorénavant RM), 14, f° 364v, de Milan, le 10 mars 1450, lettre du duc à Teseo Da Spoleto et lettre du duc à son commissaire, à son podestat et à son référendaire à Plaisance.
G. Simonetta, Historia de rebus gestis Francisci I Sfortiae Vicecomitis Mediolanensium Ducis, éd. L.A. Muratori, Rerum Italicarum Scriptores, 21, Milan, ex typ. Societatis palatinae, 1732, c. 165-782, c. 604, l’affirme de façon implicite : Interea res urbanas componere studet, viros graves, rerumque peritos designat, quorum alii negottis publicis intendant, alii jus populis reddant, alii aerario praesint. La ville de Milan aussi s’en soucie : un acte du 26 février 1450, avant l’investiture solennelle du duché (qui est du 25 mars), montre que la ville demande que les deux Conseils et les maîtres des entrées résident dans la ville (Item, che la persona e la corte del prefato illustrissimo Duca faccia residenza in la città de Milano almanco per otto mesi per anno, et che il suo consiglio secreto et de iustitia et de magistri dell’entrate continuamente et in tutto facciano residenza a Milano […] ; cité par P. Del Giudice, « I consigli ducali e il senato di Milano. Contributo alla storia del diritto pubblico milanese dal XIV al XVI secolo », Reale Istituto lombardo di scienze e lettere. Rendiconti, 2e série, 32, 1899, p. 317-343 et 384-407, p. 324). Toute une série de lettres d’avant le 25 mars procède à la nomination des conseillers et des secrétaires et chanceliers des Conseils. Sous la République ambrosienne, le Conseil de justice était demeuré, mais le Conseil secret avait été aboli et ses attributions transférées à des institutions républicaines. Voir Acta in Consilio…, op. cit., qui dit du Conseil secret, p. XIII, qu’il fut supprimé quasi che fosse un riflesso dell’autorità ducale.
Ce point est bien précisé par G.P. Lubkin, A Renaissance Court. Milan Under Galeazzo Maria Sforza, Berkeley, Los Angeles-Londres, 1994, p. 19-20 ; voir aussi C. Santoro, Gli uffici del dominio sforzesco (1450-1500), Milan, Fondazione Treccani degli Alfieri per la storia di Milano, 1948, « Introduzione », p. XIII-XXXIX ; on trouve, p. XIX-XXIII, une présentation claire et synthétique des Conseils (sans compter bien sûr les noms des conseillers et autres personnels travaillant pour les Conseils, p. 3-49). Voir aussi les développements substantiels que l’on trouve dans F. Leverotti, « Gli officiali del ducato sforzesco », dans F. Leverotti (dir.), « Gli officiali negli Stati italiani nel Quattrocento », Annali della Scuola normale superiore di Pisa, IV, Quaderni, 1, 1997, p. 17-77.
Les proches du pouvoir et les grands peuvent donner des conseils au prince sans être nécessairement membre de tel ou tel Conseil : voir par exemple Stilus Cancellariae : formulario Visconteo-Sforzesco, éd. A.R. Natale, Milan, 1965, index, s.v. « Milano », « consilium », etc., qui montre bien la diversité du conseil. De tels conseillers sont évoqués par G.P. Lubkin, op. cit., par exemple p. 222 ou p. 231. On les aperçoit parfois dans les sources, en audience avec le duc : à propos de quatre personnages que le duc a appelés à Abbiategrasso, le secrétaire ducal Cicco Simonetta écrit, le 4 avril 1473 : Sono stati in consiglio circa tre hore (C. Simonetta, I diari di Cicco Simonetta, éd. A.R. Natale, Milan, 1962, p. 20) ; ou encore, pour le 13 septembre 1473 : Dapoy il disnare, il Signore fu in conseglio col Cardinale et messer Antonio Cicinello (ibid., p. 48 ; voir aussi p. 49, p. 58, p. 123, p. 136-137, p. 180, etc.). Dans ce contexte, la mention du consilio ne diffère guère de celle d’une audientia.
Voir par exemple R. Bellosta, « Le “squadre” in Consiglio : assemblee cittadine ed élite di governo urbana a Piacenza nella seconda metà del Quattrocento tra divisioni di parte e ingerenze ducali », Nuova rivista storica, 87, 2003, p. 1-54.
Cette attention à l’origine, au reste légitime, n’est pas propre aux historiens de Milan ; voir par exemple C. Mozzarelli, « Il Senato di Mantova. Origini e funzioni », Mantova e i Gonzaga nella civiltà del Rinascimento (colloque de Mantoue, 6-8 octobre 1974), Segrate, 1978, p. 65-98, ou A. Barbero, « Le origini del Consiglio Cismontano (1419-1432) », Bollettino storico-bibliografico subalpino, 86, 1988, p. 649-657. Sur la question des origines des Conseils milanais et celle, indissociable, de la continuité, P. Del Giudice, op. cit., s’oppose à A.L. Crespi, Del Senato di Milano. Ricerche intorno alla costituzione dello Stato di Milano al tempo della dominazione spagnola, Milan, Tip. Del Riformatorio Patronato, 1898, et la plupart des historiens ayant écrit après eux se range derrière l’un ou l’autre d’entre eux. Voir aussi R. Maiocchi, « I consigli ducali e il senato di Milano », Ticinensia. Noterelle di storia pavese pei secoli XV e XVI, Pavie, 1900, p. 1-6, qui n’a guère d’intérêt qu’historiographique ; l’auteur vise à contredire Pasquale Del Giudice sur la question de l’apparition des Conseils (Rodolfo Maiocchi les date de plus tôt que Pasquale Del Giudice) et sur le fait qu’on ne parlerait de Senato, dans les sources, qu’à partir de 1473-1474.
Ainsi E. Lazzeroni, « Il Consiglio Segreto o Senato sforzesco », Atti e memorie del III Congresso storico lombardo (colloque de Crémone, 21-23 mai 1938), Milan, 1939, p. 95-167, par exemple p. 98. On rencontre dans les mêmes années la même perspective biologique dans C.A. Vianello, « Il Senato di Milano organo della dominazione straniera », Archivio storico lombardo, 7e série, 62, 1935, p. 5-78, où l’on trouve p. 20 des considérations abstraites sur les mutations, les organes et leur nécessité.
L’origine est liée à la question du vocabulaire : on trouve un usage générique de Senato, senatore, qui plaide pour la thèse continuiste ; avant le Sénat français de 1499, on pouvait parler de Senato, ainsi que le fait l’historien de la fin du XVe siècle Bernardino Corio lui-même, avec une mention pour l’année 1317.
L’état de la question et son tour assez idéologique ont été déjà bien analysés par U. Petronio, Il Senato di Milano. Istituzioni giuridiche ed esercizio del potere nel ducato di Milano da Carlo V a Giuseppe II, Milan, A. Giuffrè, 1972, notamment p. 6-13.
C’est particulièrement marqué chez C.A. Vianello, op. cit., qui ne voit dans le Sénat de Louis XII qu’un corps foggiato sulla tradizione dei parlamenti francesi (p. 6). « Naturel » en France, ce corps ne serait pas harmonieux ici. À l’« équité », qui viendrait des Sforza, l’auteur oppose l’« entérinement », qui serait d’origine française. A.L. Crespi, op. cit., conscient de la place excessive tenue par la question des origines (on lit p. 8 que l’unica controversia che a lungo tenne occupati i nostri storici e cronisti intorno al Senato, e non ancor oggi menomamente definita, è quella che ne riguarda le origini), juge que le mot « Senato » prima dell’anno 1499 non sia che un vacuo nome (ibid., p. 32). Preuve en est– habile argument a contrario – que, à diverses dates, l’on trouve appelés senatori des gens n’appartenant pas au Conseil : les mots sont donc d’usage lâche, mais, Crespi y tient, l’institution n’existe pas encore, et il s’oppose donc à ceux qui jugent que le « Sénat » est né en 1476.
P. Del Giudice, op. cit., rappelle p. 319 que Pietro Azario lui-même (fin XIVe siècle), dans sa chronique, évoque des « conseillers » de Bernabò, et qu’il propose de voir dans les anciens consules de placitis et consules de iustitia des ancêtres des conseillers de justice.
D.M. Bueno de Mesquita, « The Privy Council in the Government of the Dukes of Milan », dans Florence and Milan, Comparisons and Relations, Florence, 1989, 1, p. 135-156, p. 136.
Ibid. Quant au lieu de réunion, voir P.C. Decembrio, Vita Philippi Mariae III Ligurum ducis, dans Petri Candidi Decembrii Opuscula historica, éd. A. Butti, F. Fossati et G. Petraglione, R erum Italicarum Scriptores, 20, 1, Bologne, 1925, p. 1-438, qui consacre un passage au Conseil, aux conseillers et aux lieux où Filippo Maria les réunit, au début du chapitre XLVIII : Quo ordine magistratus et digniores admittebantur ab eo. On lit p. 283 : Consiliares plerumque postcibum admittebas, nec tamen omnes, sed eos dumtaxat, quos ad epistolas adesse oporteret, audiebatque percursim, deinde ocio vacabat. Ceteris non idem habebatur honos : pauci in priorem aulam recipiebantur, paucissimi in secundam, demum magistratibus egressis una abibant. C’est sur ce passage que se greffe la note 5, p. 283-285, qui envisage la question de manière approfondie. La question du lieu est aussi traitée ponctuellement dans G.P. Lubkin, op. cit. ; part. p. 329, n. 125.
P. Del Giudice, op. cit.
E. Lazzeroni, op. cit. semble pourtant croire à une continuité entre l’ancien Grand Conseil de tous les citoyens (début XIVe siècle) et le Conseil secret via le Conseil des 900 (1312) (voir p. 98-99).
Voir V. Crescenzi, Esse de maiori consilio. Legittimità civile e legittimazione politica nella repubblica di Venezia (secoli XIII-XVI), Rome, 1996.
Voir J. Quillet, « Community. I. Community, Counsel and Representation », dans J.H. Burns, The Cambridge History of Medieval Political Thought c. 350-c. 1450, Cambridge, 1988, p. 520-572, en particulier les p. 545-554, sur la notion de conseil médiéval ; l’auteur envisage rapidement le cas italien (p. 552-553). Elle entend par Conseil, dans les villes de l’Italie septentrionale, une assemblée : on appelle consiliarii les membres des divers corps administrant la ville avec le podestà et les consuls (p. 552). Il s’agit là de l’héritage communal, et non du Conseil dont nous traitons ici. Sur Milan, on lit dans D.M. Bueno de Mesquita, op. cit., p. 137, que No single model could have produced this pattern ; ce n’est pas, ajoute l’auteur, un Conseil « généalogiquement » féodal comme en Savoie, et pas non plus un Conseil qui serait en filiation avec le Conseil communal. Ces institutions ont à voir avec la nature diverse (princière ou républicaine, patrimoniale ou urbaine, régionale ou locale, etc.) des États italiens – question immense, sur laquelle nous nous permettons de renvoyer à P. Savy, « Gli Stati italiani del XV secolo : una proposta sulle tipologie », Archivio storico italiano, 606, 4, 2005, p. 735-759.
Voir N. Covini, « La balanza drita ». Pratiche di governo, leggi e ordinamenti nel ducato sforzesco, Milan, 2007, p. 34-35.
C.A. Vianello, op. cit., a bien noté l’imprécision des attributions, déterminées di volta in volta dall’arbitrio del principe (p. 18) ; l’idée d’un Conseil secret traitant des affaires que lui soumet le prince est p. 19.
Voir ainsi la longue énumération des fonctions dans A.L. Crespi, op. cit., p. 25-28.
ASMi, RM, 10, f° 165v°, de Gambara, le 6 décembre 1452 : Francesco Sforza écrit au Conseil de justice pour lui demander de trouver une solution à nonnullas vertentes controversias inter magnificum Rolandum marchionem Palavicinum et spectabilem militem dominum Ottonem de Mandello.
On voit ainsi dans ASMi, RM, 8, f° 90r-90v°, de Lodi, le 19 janvier 1452, Francesco Sforza demander aux conseillers de renoncer à la révocation d’un homme, parce qu’il la juge mal fondée.
Voir Stilus Cancellariae…, op. cit., p. XLIV : L’incombenza principale del Consiglio Segreto sta nel consigliare il Duca ed operare con vigilanza per il bene dello Stato : si tratta di un impegno politico, che diventa dovere dell’officio per la fiducia che il Principe vi ripone. Oltre che organo politico, il Consiglio era supremo tribunale di giustizia civile e criminale. Per il ramo civile veniva particolarmente impegnato il Consiglio di Giustizia.
Carteggio degli oratori mantovani alla Corte sforzesca (1450-1500), F. Leverotti (dir.), 10, 1475-1477, éd. G. Battioni, Rome, 2008, p. 431 : el consiglio s’è ridutto per essere insieme.
Il est question dans ASMi, RM, 12, f° 40v°, de Milan, le 18 février 1452, d’un long débat au Conseil circa reformationem omnium monetarum.
Voir ASMi, RM, 2, en décembre 1450-janvier 1451 : on redoute alors la peste. De Lodi, le 21 décembre 1450 (f° 320v), Francesco Sforza demande au Conseil secret de vérifier que Castell’Arquato est en bonne santé avant de lever la quarantaine qui frappe le lieu ; une histoire proche exprimant la même crainte de l’épidémie dans le registre 3 (de Lodi, le 12 décembre 1450, f° 104v°), où Sforza demande de vérifier en secret si Plaisance est vraiment in bona convalesentia et que molti dì passati non gli è morto alcuna persona per casone de peste ; le duc reprend la question le 27 janvier 1451 (ASMi, RM, 2, f° 378r°), pour évoquer la peste qui semble avoir cessé à Alessandria.
Dans ASMi, RM, 5, f° 39r-40v, de Crémone, le 17 juillet 1451, on voit le duc faire part au Conseil de sa préoccupation concernant le différend entre les hommes d’Annone et ceux de Cerro et de La Rocchetta (les faits se passent en Brianza).
Publié dans P. Del Giudice, op. cit., p. 395-397.
Voir D.M. Bueno de Mesquita, op. cit., p. 140, et le passage « 2. La sede del Consiglio Segreto » de F.M. Vaglienti, op. cit.
ASMi, RM, 5.
Voir la lettre ducale au régulateur et aux maîtres des entrées ducales (ASMi, RM, 15, f° 71v°, de Milan, le 9 février 1452) : […] ordinat, contentatur et vult illustrissimus dominus noster quod sigillum quoddam ducale factum per magistrum Gabrielem de Piroveno, aurificem, pro usu ducalis Consilii secreti exigatis et exigi faciatis.
Comme le souligne N. Covini, op. cit., p. 40.
Dûment relatés, pour la période qu’elle étudie, par F.M. Vaglienti, op. cit.
Sur ce « vestige », voir ibid., p. 668-669.
F. Leverotti, « Gli officiali… », op. cit., p. 17.
G.P. Lubkin, op. cit., p. 140.
D.M. Bueno de Mesquita, op. cit., p. 140.
Il n’est d’ailleurs pas exceptionnel que le duc s’adresse ensemble aux Dominis de Consilio secreto et iustitie (voir par exemple ASMi, RM, 2, f° 101v°, de Lodi, le 21 août 1450).
C. Simonetta, op. cit., p. 111 : Questo drieto disnare, el Signore fece domandare ne la salla biancha et morella el Conseglio Secreto et de Justitia, per consultare al facto de lo privilegio del Ducato etc. et de erectione Ducatis in Regnum, etc.
Cassano d’Adda, à une trentaine de km à l’est de Milan.
Ibid., p. 127.
C. Simonetta, op. cit., p. 209.
Comme le montre bien D. M. Bueno de Mesquita, op. cit., p. 146-147.
C’est la principale thèse défendue ibid. (voir notamment p. 148-151), dans un propos qui tend à majorer la dimension absolutiste du duc.
Sur ce point, voir N. Covini, op. cit., p. 32-33 ; plus généralement, sur la place et le rôle des juristes au Conseil, voir les p. 31-40.
Sur ces carrières, voir le travail de reconstitution de F. Leverotti, « Gli officiali… », op. cit.
Voir les reconstitutions prosopographiques de C. Santoro, op. cit. Branda Castiglioni fut « premier conseiller » ; on voit aussi Ascanio Sforza nommé conseiller secret en janvier 1475 et placé par son frère à la tête du Conseil, ainsi que le raconte G.P. Lubkin, op. cit., p. 207.
Le document est publié en exergue d’Acta in Consilio…, op. cit. : Havemo de comuni consensu judicato esser nostro officio drizare la mente, l’inzegno, l’opera e lo studio a tutte quelle cose che possono essere proficue al continuare e perpetuare questo sancto principio de conservare questi illustrissimi Signori nostri et suo Stato.
ASMi, RM, 88, cité par F.M. Vaglienti, op. cit., p. 649.
Voir par exemple les suppositions que fait l’ambassadeur Marsilio Andreasi dans la lettre qu’il adresse à son maître, Ludovico Gonzaga, de Milan, le 6 novembre 1466 (Carteggio degli oratori…, op. cit., 7, 1466-1467, éd. M.N. Covini, Rome, 1999, p. 131).
Stilus Cancellariae…, op. cit., doc. 57, p. 86-87, « Forma sacramenti prestandi per Consiliarios » : Primo, quod non faciet, consulet, neque committet aliquid quod sit aut redundare possit contra personam, honorem, Statum, gradum, dignitatem et preeminentiam illustrissimi Domini nostri, eiusque filiorum et heredum ac illius seu illorum, quem seu quos legitimaverit et habilitaverit ad successionem suam, nec aliquid faciet contra mandata et ordines prefati Domini et suorum, utsupra.
F. Carta, « Pagina di diplomatica in una lettera del secolo XV », Archivio storico lombardo, 9, 1882, p. 557-563.
Voir G.P. Lubkin, op. cit., p. 74.
ASMi, RM, 5, f° 228v°, de Belgioioso, le 14 octobre 1451 : Sforza écrit aux conseillers pour leur reprocher l’absentéisme de certains et souligner le tort qu’il cause (ne poria seguire preiudicio et alchune fiate grandissimo pericolo), et pour les prier de se réunir et de se montrer diligents (ve confortiamo et caricamo, per lo amore et devocione che ne portati, vogliati adunarvi et redurre tutti insieme et attendere alle cose occorente et che accaderano ad dargli celere expedictione, facendo in questo como havimo speranza in vuy).
Un exemple pour l’année 1472 dans G.P. Lubkin, op. cit., p. 132.
ASMi, RM, 4, f° 343r°, de Lodi, le 28 septembre 1451 : Sforza écrit à ses officiers des finances (Regulatori et Magistris intractarum) pour leur rapporter que : se gravano li spectabili domini del nostro Consilio secreto che sono maltractati ne lor pagamenti e provixione et qu’il faut y remédier pour : che non habiano cagione de lamentarse.
Sur ce point, voir surtout Stilus Cancellariae…, op. cit., doc. 51-57, p. 79-87.
Ibid., p. 83.
Ibid., doc. 51, p. 79 : « Pro Primo Consiliario Episcopo placentino Cardinali portuensi ». C’est à l’époque viscontienne : il meurt en 1443.
[…] de summa et admirabili eius prudentia, integerrimaque ad nos et Statum nostrum fide et sacra virtute, non aliter quam de nobis ipsis confidentes, tenore presentium eundem reverendissimum dominum Cardinalem de Castiliono dignissimum facimus, constituimus et creamus, ab hodierna die in ante usque ad beneplacitum nostrum, primum et summum consiliarium nostrum, Consiliique nostri caput […]
Ibid., doc. 53, p. 81-82, « Pro Consiliario cum aliqua commissione » ; quod subditis nostris non fiant alique violentie, jus omnibus ministretur et quicunque excessus ac errores debite puniantur, subditis dentur celeres audientie, promptissime fiant expeditiones in quibuslibet causis eorum, nec aliqualiter in suspenso vel in moro teneantur, ut audivimus sepe fieri.
ASMi, RM, 12, f° 254r-254v°, de Leno, le 17 octobre 1452 : le duc écrit à Pietro Visconti que : le cose del consilio là a Milano pasano molto fredamente et lentamente, et questo è perché quelli del Consilio gli vano poco et mancho gli persenciano.
ASMi, Registri ducali, 179, f° 269r-270r° (cité par C. Santoro, op. cit., p. 15) ; voir par exemple Cronica gestorum in partibus Lombardie et reliquis Italiae 1476-1482, éd. G. Bonazzi, Rerum Italicarum Scriptores, 22, 3, Città di Castello, S. Lapi, 1904-1910, p. 96.
ASMi, Autografi, 206, s.d. : Ad commodum, quietem, decus et ornamentum status et subditorum nostrorum, nihil conducibilius fore putamus quod uiros apud nos habere magne uirtutis prudentie fidei et integritatis, quorum consilio res nostras gubernemus. Igitur cum nobis satis perspicuum sit, magnificum comitem Petrum de Verme armorum ductorem nostrum dilectissimum [rajouté en marge : clarissimo patre natum illustrissimis precessoribus nostris deuotissimo] praeter eximias corporis dotes innumeraque fortune bona, consilio, uirtute, prudentia, rerumque gerendarum experientia nec relliquis animi dotibus, militie domique plurimum ualere. Ad hec non ignari quod mirifex nobis rebusque nostris deditus sit. Eum in consiliarium nostrum duximus eligendum.
ASMi, Registri ducali, 179, f° 269r-270r° : Si enarrare uoluerimus quot quantisque beneficiis illustrissimos predecessores nostros prosecuta semper fuerit magnifica domus de Verme et quot preclaros insignesque uiros tam pace quam bello domus ista ediderit, dificilius profecto esset finem quam principium reperire. Comme de juste, suite à cette nomination, on voit Pietro siéger régulièrement au Conseil secret : voir Acta in Consilio…, op. cit., vol. 1, Milan, 1963, p. 50, 52, 54, 55, 89, etc.
E. Lazzeroni, op. cit., p. 104, écrit que ce fut : forse per offrir loro un qualsiasi compenso al diminuito ascendente del nome et évoque l’ajout de : nomi nuovi di dotti, di giuristi, di umanisti, di oratori e diplomatici, di uomini d’arme, di prelati e di nobili e potenti Signori a lui cari o per servigi già resi o per quelli che da loro si rimprometteva. On doit dire encore la valeur irremplaçable des tableaux dressés par C. Santoro, op. cit. : p. 3-30 pour les conseillers secrets (et, plus généralement, p. 3-49 sur tous les personnels des deux Conseils).
Comparer les positions opposées de F.M. Vaglienti, op. cit., p. 680 et de G.P. Lubkin, op. cit., p. 140.
F. Leverotti, « Gli officiali… », op. cit., p. 23.
Voir sur ces aspects C. Casagrande, « Virtù della prudenza e dono del consiglio », dans C. Casagrande, C. Crisciani et S. Vecchio (dir.), Consilium. Teorie e pratiche del consigliare nella cultura medievale, Florence, 2004, p. 1-14.
La distinction dominium, consilium et officium est dans G. Castelnuovo, Ufficiali e gentiluomini. La società politica sabauda nel tardo medioevo, Milan, 1994, p. 11.
S’agissant des obligations vassaliques, la lettre adressée par Fulbert de Chartres à Guillaume V d’Aquitaine vers 1020 est la référence la plus classique (déjà considérée comme telle par exemple dans A. Luchaire, Manuel des institutions françaises. Période des capétiens directs, Paris, 1892 ; voir en particulier p. 186 et, sur les conseillers du roi, p. 534-539).
Voir L. Arcangeli, « Premessa », dans L. Arcangeli (dir.), Milano e Luigi XII. Ricerche sul primo dominio francese in Lombardia (1499-1512), Milan, 2002, p. 12-13 : à l’époque des Sforza, cette affinità univa coloro che si trovavano con [il principe] in qualche specie di prossimità, avendo ottenuto (o accettato, secondo una diversa ottica) uffici di corte, posti nei consigli o nelle magistrature o nell’esercito, benefici ecclesiastici o altre forme di patronato (in cui arriveremo a includere i rapporti di affari), o essendo entrati a far parte della parentela principesca […]
F.M. Vaglienti, op. cit., p. 680.
Nous avons discuté ce thème dans P. Savy, « Remarques sur le pouvoir et la société politique dans le duché de Milan au XVe siècle », Mélanges de l’École française de Rome. Moyen Âge, 115, 2, 2003, p. 987-1019.
Giovanni Pallavicino podestat de Dongo (province de Côme) en 1456 ; Marco Pallavicino « capitano del divieto » à Novare en 1480 et 1489 ; et Giovanni Pallavicino de Scipione commissaire à Crémone en 1468.
Le marquis Pietro Pallavicino de Scipione, protonotaire apostolique, entre au Conseil de justice en 1482. Dal 1468 in poi ci fu sempre almeno un Pallavicino nel consiglio segreto […], note L. Arcangeli, « Un lignaggio padano tra autonomia signorile e corte principesca : i Pallavicini », dans M. Gentile et P. Savy (dir.), Noblesse et États princiers en Italie et en France au XVe siècle (colloque de Rome, 26-27 novembre 2004), Rome, 2009, p. 29-100, p. 94. Elle ajoute, p. 97 : Negli anni ’80 nel consiglio segreto si trovarono contemporanemente quattro delle linee discendenti da Rolando il Magnifico, senza contare il vescovo di Lodi. Sur les Pallavicino et les autres grandes familles aristocratiques aux Conseils, voir aussi G.P. Lubkin, op. cit., p. 6-7.
Ibid., p. 341, n. 111: In 1475, Galeazzo [Maria Sforza] asked Giovanni Borromeo to send his eldest son to court. Giovanni had served faithfully on the Privy Council [le Conseil secret] but refused his request. A furious Galeazzo confiscated the count’s lands, but Giovanni did not give in, and the duke relented (DBI, XIX : 55 ; Calvi, Familie Notabili, II, Borromeo, t. 6; Morbio, Codice Visconteo-Sforzesco, 475-477).
Où, « dans l’assemblée comme dans le conseil, la noblesse dispose d’une nette prééminence », selon C. Rivière, « La noblesse, pilier de l’État princier : l’exemple du duché de Lorraine, entre Royaume et Empire », dans M. Gentile et P. Savy (dir.), op. cit., p. 157-172, p. 167 ; on lit p. 167-168 que les nobles possèdent « un droit de regard sur le gouvernement du duché et occupent une place de choix dans les institutions étatiques nouvellement créées. »
U. Petronio, op. cit., évoque, p. 36, in base alla qualifica o all’attività professionale, tre diversi gruppi, sur les 259 conseillers secrets de la période 1450-1500 : juristes, ecclésiastiques, militaires ; mais il ajoute que de nombreux personnages de haut rang n’entrent pas dans ces catégories.
Voir G. Chittolini, La formazione dello stato regionale e le istituzioni del contado. Secoli XIV e XV, Turin, 1979, p. 270.
Ambrogio Da Paullo, Cronaca milanese dall’anno 1476 al 1515, dans A. Ceruti (dir.), Miscellanea di storia italiana, 13, Turin, 1871, p. 91-378, p. 101-102 : Eletto adonca il signore Lodovico governator di Milano, prese il dominio in sua possanza, incominziò pian piano a mutar castellani, acciò fusse al preposito suo in conseguire con tempo quello che aveva in mente de fare, zoè duca di Milano, et così mutò li consiglieri dil Senato di Milano et altri capitanii de gente d’arme, removendo li homini vecchi et antichi di Milano, et favorezando forestieri.
Ibid., p. 104 : […] de una sorte così fatti vili et abietta, ma per favore del Moro erano fatti grandi. Et aveva depresso li omini da bene de nobil sangue di Milano per esaltar tal sorte, che a la fine tutti o la maggior parte li furono traditori et contrarii in farli perdere il Stato.
Documenti di storia italiana copiati su gli originali autentici e per lo più autografiesistenti in Parigi, éd. G. Molini, 1, Florence, 1836, « Ordini di Lodovico il Moro », p. 291-330.
Ibid., p. 313 : Havendo portato la necessità di tempi, ch’el consiglio secreto sii multiplicato nel modo ch’el è, volemo sii lassato in questi termini : cioè che non se li possa azonzere più numero, ma si expecti ch’el consilio sii reducto al numero de vinti […]
Ibid. : nè si risguardi tanto le case, quanto le virtù et industria de la persona, aciò che ne l’ordine quale è facto al governo de li altri non si metti persona quale habia lei bisogno de essere governata […]
L. Arcangeli, « Un lignaggio… », op. cit., p. 94-95 : Dal 1468 in poi ci fu sempre almeno un Pallavicino nel consiglio segreto, un organismo che appunto allora si era decisamente trasformato da strumento pratico di governo ristretto a pochi segretari, famigli e cancellieri ad assise più ampia e prevalentemente connotata in senso feudale, ispirata forse, in coerenza con le ambizioni regie di Galeazzo Maria, al consiglio dei baroni che veniva comunemente associato nell’immaginario collettivo al re di Francia. L’auteur développe cette idée en note, en renvoyant à F. Leverotti, « Governare a modo e stillo de’ Signori… ». Osservazioni in margine all’amministrazione della giustizia al tempo di Galeazzo Maria Sforza duca di Milano (1466-1476), Florence, 1994 : […] dal gennaio 1468, cioè sei mesi prima del parere di cui qui si parla, erano entrati in consiglio quattro grandi feudatari, tre « grandi » milanesi titolari di feudi o di signorie, un condottiere (p. 85-86e n) ; altri grandi e condottieri erano già presenti (p. 84 nota 261 : Giovanni da Tolentino e Lancillotto del Maino ; p. 85 note 263-265 : Francesco Visconti e Giovanni Pallavicino da Scipione, Ludovico di Lugo), insomma tredici su « una ventina » di membri del consiglio segreto.
Sur l’organisation et la structuration du Conseil secret au début de la période des Sforza, avant la réforme du Conseil par Bonne de Savoie, et plus précisément sur la période 1466-1469, celle du passage de Francesco Sforza à son fils Galeazzo Maria, voir F.M. Vaglienti, op. cit., étude très riche tirée d’une tesi di laurea sur la question (F.M. Vaglienti, « Ut precedat omnes ». Struttura e dinamica del Consiglio Segreto nei primi anni del ducato di Galeazzo Maria Sforza, tesi di laurea, Università degli Studi di Milano, relatore G. Chittolini, 1990-1991 [non consulté] ; voir aussi A. Scorta, Il Consiglio Segreto all’epoca di Francesco Sforza (1450-1465), tesi di laurea, Università degli Studi di Milano, relatore G. Chittolini, 1988-1989 [non consulté]).
Voir F. Leverotti, Governare…, op. cit., p. 90-95.
Ibid., citations p. 95.
En somme, si l’on suit les pages très convaincantes de Franca Leverotti (ibid., notamment p. 103), on voit que Galeazzo Maria a préparé la partition formalisée par sa veuve, Bonne, partition qui, elle, a bien été identifiée par les historiens.
Ainsi que le montre de façon convaincante R. Fubini, op. cit., p. 50-51 ; voir aussi p. 66.
Voir A. Barbero, « Un governo per il Piemonte. L’evoluzione del Consiglio cismontano e del “Consilium cum domino residens” (1419-1536) », dans A. Barbero, Il ducato di Savoia. Amministrazione e corte di uno stato franco-italiano (1416-1536), Rome et Bari, 2002, p. 121-144 et 294-299.
B. Corio, Storia di Milano di Bernardino Corio, éd. A. Morisi Guerra, 2, Turin, 1978, p. 1411: […] si ordinarono due senati, l’uno stabilirono ne la corte de l’arenga de homini patricii e de altri quali havessino a ministrare le cose civile secondo il solito de li altri principi. L’altro concilio fu constituto entro il castello e quivi solo se havesse ad intendere e deliberare le cose pertinente al stato.
Ainsi que le soutient C.A. Vianello, op. cit., p. 17.
Acta in Consilio…, op. cit. n’est pas autre chose que cette source, soit trois registres appartenant aux Registri delle Missive des archives milanaises.
La dignità del Consiglio dell’Arengo rimase, dunque, colpita (ibid., p. XX).
Voir P. Del Giudice, op. cit., p. 335.
Ibid., p. 339-340.
Voir aussi, sur la cour comme lieu de pouvoir et lieu de contrôle, P. Savy, « La cour des ducs de Milan dans la société politique et le système des cours de l’Italie du Quattrocento », dans M. Gaude-Ferragu, B. Laurioux et J. Paviot (dir.), La cour du prince. Cour de France, cours d’Europe (XIIIe - XVe siècle) (colloque de Paris et Versailles, 18-20 septembre 2008), Paris, 2011, p. 109-123.
Voir D.M. Bueno de Mesquita, op. cit., p. 144-145.
C’est par elle que s’ouvre D.M. Bueno de Mesquita, op. cit., p. 135.
Sur ce point, voir notamment V. Ilardi, « The Visconti-Sforza Regime of Milan : Recently Published Sources », Renaissance Quarterly, 31, 3, 1978, p. 331-342, p. 335-337.
C’est ce que soupçonne R. Fubini, op. cit., p. 49 et p. 54.
Nous avons essayé de le montrer, à propos du contrat féodal, dans P. Savy, « Souveraineté, protection, négociation. Sur les valeurs politiques du contrat féodal dans la Lombardie du XVe siècle », dans F. Foronda (dir.), Avant le contrat social. Le contrat politique dans l’Occident médiéval XIIIe-XVe siècle (colloque de Madrid, 14-16 avril 2008), Paris, 2011, p. 97-115. Voir aussi D.M. Bueno de Mesquita, op. cit., p. 141.
On voit ainsi Francesco Sforza s’agacer que le Conseil secret ait tardé à envoyer comme ambassadeur Giacomello Trivulzio (ASMi, RM, 6, f° 52v°, de Crémone, le 2 juillet 1451) ; le duc le réclame sans tarder : ne pare fastidio a scriverve più. […] commettiamo et volimo che debiati servare ogni modo et via che vi piace, siché ad ogni modo faciati partire domane dicto messer Iacomello de lì et inviarlo per venir da nuy, in el che faciti non intervenga manchamento alcuno. Sforza doit encore écrire à ce sujet le 6 juillet : Et questo vogliati fare in ogni modo et, quanto più presto sia possibile, farlo expedire del tucto. Mais, même au duc, il ne suffit pas de manifester de l’agacement pour être entendu et obéi : le 12, le duc doit se répéter, ajoutant : se siamo maravigliati che anchora non l’habiati facto spazare. L’affaire se termine quand, le 19 juillet, de Crémone encore, le duc dit comprendre les raisons du délai (mais nous, nous les ignorons) et donc accepter les excuses du Conseil secret.
Ainsi dans ASMi, RM, 5, f° 57r-57v°, de Milan, le 8 juillet 1451 : le Conseil secret informe Francesco Sforza que, en raison de privilèges impériaux et ducaux, telles terres ne sont pas soumises à telles taxes, que Ripalta (province de Crémone) est séparée de Plaisance, etc. Voir aussi, dans le Crémonais encore, la lettre de Pietro Spagnoli à Ludovico Gonzaga, de Milan, le 1er octobre 1476 (Carteggio degli oratori…, op. cit., 10, op. cit., p. 380) et celle du 9 octobre où il raconte son audience devant le Conseil (ibid., p. 391).
Ce que N. Covini, op. cit., que nous suivons ici, désigne p. 40 comme la trattazione commissariale delle cause.
Voir les nombreux exemples étudiés par F. Leverotti, « Gli officiali… », op. cit.
Sur cette affaire qui date de la Noël 1473, voir G.P. Lubkin, op. cit., p. 171-179. C’était le Conseil secret qui déjà en juin 1470 avait, à la demande du duc, dressé la liste des candidats aptes à exercer des offices dans l’admnistration. Voir F.M. Vaglienti, « “Non siando may puniti de li excessi fati, ogni dì presumono fare pegio” : violenze consortili nella Legnano di fine ’400 », dans C. Tallone (dir.), L’Alto Milanese nell’età del ducato (colloque de Cairate, 14-15 mai 1994), Varese, 1995, p. 143-170, p. 143-144.
Le document a été étudié et publié par R. Bellosta, « I capitoli di riforma in materia di offici e di amministrazione emanati dal Consiglio Segreto sforzesco nel 1455 », Nuova rivista storica, 86, 2002, p. 155-184.
Voir G.P. Lubkin, op. cit., p. 141.
Le duc écrit : li compiacessimo de questo per farli honore, non perché facia residentia in dicto nostro Consiglio. Cité par F. Leverotti, Governare…, op. cit., p. 87.
Documenti di storia italiana…, op. cit., p. 314 : perché è consuetudine in li stati dare el tittolo et honore de consigliero molte volte per honorare, o per qualche altro rispecto fora del bisogno del Consiglio […]
C. Simonetta, op. cit., p. 78-81 : Questa sira, circa le xxiii hore, el nostro illustrissimo Signore hebbe in consilio, ne la camera di razi, el Duca di Barri, el signor Ludovico, suoy fratelli, messer Tomaso da Riete, d. Tomaso da Bologna, d. Antonio da Romagnano, d. Antonio de Bracelli, messer Lorenzo da Pesaro, messer Zohanne da Scipiono, d. Petro Francesco Vesconte, messere Jacomo da Cusano et Orpheo, ducali consilieri, et Zohanne Symonecta, secretario.
Peut-être Cavriago, dans la province de Reggio d’Émilie.
Ibid., p. 147 : Furono, questa matina, convocati tuti li Consiglieri et Maestrati et intromessi ne la camera del Signore, fodrata de nosse, et ogni altro de li cortesani, che andare gli volsi, constituito el Signore et madonna Duchessa alla presentia d’essi Consiglieri et zentilhomini, el prefato Signore, circa le 17 hore, ratificò, per solenne instrumento, la Liga et confederatione contracta con Venetiani et Signori Fiorentini, ad dì II del presente, per mezo de loro ambaxatori.
Sur la diffusion et la signification de cette pratique, voir F. Leverotti, Governare…, op. cit., p. 100-101.
Sur les nombreux signes avant-coureurs de la « réforme », voir R. Fubini, op. cit., p. 54-55. L’ambassadeur Zaccaria Saggi expose fort clairement la décision du duc, dans une lettre à Ludovico Gonzaga, de Milan, le 22 décembre 1475 (Carteggio degli oratori…, op. cit., 10, op. cit., p. 223).
C. Simonetta, op. cit., p. 188.
De Milan, le 3 avril 1476 ; Carteggio degli oratori…, op. cit., 10, op. cit., p. 270.
Voir M.G. Di Renzo Villata, « Scienza giuridica e legislazione nell’età sforzesca », dans Gli Sforza a Milano e in Lombardia e i loro rapporti con gli Stati italiani ed europei (1450-1535), colloque de Milan, 18-21 mai 1981, Milan, 1982, p. 65-145, p. 128-129.
Sur le nom de Sénat et sa signification, et sur la question, corrélée, des langues en usage aux Conseils (latin et italien), voir U. Petronio, op. cit., p. 13-17.
duo fuerunt in civitate nostra Mediolanensi, unum secretum et aliud iustitiae consilium ordinarium, quae fere eandem habebant authoritatem ; existimantes multiplicitatem magistratuum non necessariorum reipublicae minus utilem fore.
Cité par P. Del Giudice, op. cit., p. 388 ; l’édit est publié dans O. Landi, Senatus Mediolanensis, Milan, apud heredem P. Pontii e Picaleae, 1637, et aussi dans L.-G. Pélissier (dir.), Documents pour l’histoire de la domination française dans le Milanais (1499-1513), Toulouse, 1891, p. 19. L’édit précise le nombre de sénateurs et leur statut. Ils diffèrent des conseillers secrets et de justice, qui étaient nommés indépendamment des catégories sociales et géographiques, selon l’arbitraire du prince.
Nous pensons aux travaux de Giorgio Chittolini, dont une partie importante a été recueillie dans La formazione…, op. cit., et Città, comunità e feudi negli stati dell’Italia centro-settentrionale (secoli XIV-XVI), Milan, 1996.
Cette liste est rédigée essentiellement avec C. Santoro, op. cit., p. 3-49 : ce répertoire remarquable n’est pas parfaitement exhaustif, et nous avons essayé de le compléter avec A.L. Crespi, op. cit., E. Lazzeroni, op. cit., F. Leverotti, « Gli officiali… », op. cit. et F.M. Vaglienti, op. cit. Nous n’indiquons que la date du début de la charge, et nous italianisons les prénoms et noms des conseillers (Pietro Visconti plutôt que Petrus Vicecomes).
Voir A.L. Crespi, op. cit., p. 73.
Ibid.
La présence exceptionnelle de ces hommes (les cinq diplomates de Naples, Florence, Ferrare, Mantoue et Montferrat et divers grands personnages du dominio) à un consilium secretum ad deliberandas res magni ponderis et ad statum suum pertinentes réuni par la duchesse est signalée dans un document du 3 février 1477 (ibid., p. 70).
Mais il est déjà évoqué dans le conseil exceptionnel du 3 février 1477 (ibid., p. 70).
Cf. supra note 5.
Mais il est déjà évoqué comme conseiller dans le document du 8 janvier 1477 (ibid., p. 73).
Un document du 27 avril 1478 (ibid., p. 51), évoque un senatus auquel appartiendrait déjà Pietro Landriani.
Un document du 28 avril 1478 (ibid., p. 52) le range déjà parmi les membres d’un senatus.
Le document déjà évoqué du 27 avril 1478 (ibid., p. 51) évoque déjà un Johanne de Comte appartenant au senatus.
Archevêque in partibus donc, à Nicée plutôt qu’à Nice, ne serait-ce que parce qu’un autre que lui était alors évêque de Nice ; voir C. Santoro, op. cit., p. 29, où l’on lit Nicenus (graphie commune pour Nicaenus) ; voir aussi C. Eubel, Hierarchia catholica medii aevi, 2 (1431-1503), 2e éd., Regensberg, 1914, p. VIII « Montispilosi », 195 et 202.
Voir A.L. Crespi, op. cit., p. 69.
Ibid.
Ou déjà le 19 mai 1497 (ibid.).
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