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mercredi 15 juin 2016

Les reliures d'attente. Bradel. Boite. 2.

On se souviendra de cet article et de celui-ci, où j'avais un travail à faire autour de ce livre, sans pouvoir définir vraiment ce qu'il avait pu être dans sa vie de livre relié.
Il n'est pas broché: un livre broché n'est pas cousu sur un support. Les pages sont cousues entre elles.

Une reliure d'attente vue la construction : une couture sur ficelles avec des ficelles collées entre la garde volante et la garde couleur.
Habituellement dans le bradel, les ficelles sont collées contre le plat intérieur et la garde couleur vient ensuite dessus.
Or là, les ficelles sont entre la garde couleur et la garde dite contrecollée/volante.

Il devait y avoir une partie carton et autres matériaux: il n'y en a plus trace.
On remarque que les entrenerfs après les chaînettes sont un peu plus foncés: Des claies?

Pour ne pas changer l'aspect de ce petit livre et ne pas inventer, j'ai choisi l'option boite avec un doublage du dos au japon et à la colle de pâte après avoir encollé le dos avec un mélange tylose et colle de pâte épaisse. On ne peut pas faire plus simple ni respectueux de ce livre des vaudevilles, ces morceaux de musiques qui accompagnaient les pièces de théâtre au 17ème et surtout 18ème.


Bien que en cherchant plus loin on voit que l'Art de mêler musique et théâtre est assez ancien:
Vaudeville : chanson des villes ingénieuse
et satirique consacrée par le théâtre
(D’après « Histoire de la chanson populaire en France », paru en 1889)

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article5711

" les carillons. Ces derniers étaient fort à la mode au XVIIIe siècle ; Jean- Jacques Rousseau en donne des modèles dans les planches annexées à son Dictionnaire de musique, et la popularité du Carillon de Dunkerque, très employé dans les vaudevilles théâtraux surtout, fut principalement grande à cette époque. Mais l’usage de transformer en chansons les sonneries de cloches remonte bien plus haut ; le Carillon de Vendôme : Orléans, Beaugency, est là pour le prouver. Non seulement nous le trouvons dans la Clef des chansonniers mais les auteurs du XVIe siècle en parlent en plus d’un endroit ; sa popularité sous cette forme parait remonter encore plus loin, à une époque où il n’était pas encore question du vaudeville."

Voici le seul article que j'ai trouvé sur internet au sujet du livre à conserver.
Je le mets intégralement ici en raison d'un problème de lien introuvable.
Un très bon article.

"
 "Les partitions théâtrales au XVIIe siècle:
des débuts jusqu'au Malade Imaginaire
[1]

 

John S. Powell

University of Tulsa, Oklahoma (U.S.A.)

 

 

Pendant la première moitié du dix-septième siècle, les éditions [imprimées] de théâtre imprimées en France n’ont inclus que rarement les partitions des passages musicaux qui accompagnaient les représentations originales.   Ceci peut être indicatif des conditions [dans le] du théâtre public…à savoir, premièrement la tradition [improvisée] d’improvisation régnant [e des] dans les guildes des musiciens, et deuxièmement le manque de musique composée spécifiquement pour les représentations particulières.  Le système de tablature utilisé par les bandes d’instrumentistes de cette époque -- dans lequel les chiffres remplaçaient la notation traditionnelle -- pourrait partiellement expliquer la pénurie de partitions musicales imprimées (Planche 1).   

 

Cependant, après les années 1650, le désir de préserver la musique destinée aux pièces spécifiques émerge dans la culture d'imprimerie du temps.  Ceci semblerait confirmer l'importance croissante de la musique dans le théâtre français.  Après [un résumé] une description sommaire de l'état des partitions musicales imprimées dans la première moitié du 17ème siècle, nous considérerons : 1) des exemples des pièces françaises avec leurs partitions imprimées, que ce soit dans le même volume, ou en volume séparé ;  2) les recueils imprimés des airs chantés, tirés des pièces particulières; 3) les recueils d’airs qui incluent de la musique de théâtre.   Ensuite, [j'examinerai] nous examinerons brièvement les traditions manuscrites concernant la musique de scène.

 

Toutes proportions gardées, [il y a] très peu de partitions musicales qui accompagnaient les représentations théâtrales furent imprimées en France au début du 17ème siècle.   Un des rares exemples au 16ème siècle [était] est le Balet comique de la Royne, dont la partition fut imprimée avec des gravures illustrant le décor et les costumes, [et aussi le] en regard du texte complet.  Au début du 17ème siècle, nous avons conservé La Céciliade (1606), une tragédie en cinq actes basée sur la vie des saints, et représentée par la maîtrise de Notre Dame de Paris.  La tragédie et la partition musicale furent publiées séparément par deux éditeurs parisiens:  Pierre Rezé et Pierre Ballard, respectivement.   

 

texte fantôme.

À partir de 1551, lorsque Robert Ballard (c. 1525-1588) et son cousin, le joueur de luth et compositeur Adrian le Roy, se virent accorder par le roi [furent accordé du roi] Henri II un privilège, la famille Ballard eut le [un] monopole de l’impression de la musique en France.[2]  Cette maison publia plus de 300 ouvrages : livres de luth, d’airs de cour, [des] chansons, [des] messes, [des] motets et [des] psaumes.  Après la mort de Robert Ballard, sa veuve, Lucrèce Dugué, assura sa succession conjointement avec Adrian Le Roy ; mais [après] lorsque celui-ci mourut en 1598, elle s’appuya sur son fils Pierre (1581-1639) qui, dès 1606, dirigea seul l’imprimerie.  C’est à lui que la maison Ballard doit d’avoir obtenu, d’abord de la [Régence] reine mère (en 1611), puis du roi Louis XIII (en 1633 et 1637) la consolidation du monopole d’imprimeur du roi et un privilège d’exclusivité.  Tout comme sa mère, Pierre Ballard édita de nombreux livres d’airs, des airs de cour, des airs sur des hymnes sacrés, des livres de chansons pour danser et pour boire, et des psaumes.  Robert III (1610-1673, le fils de Pierre) collabora dès 1638 à la marche de l’entreprise, et il eut à défendre âprement sa situation privilégiée de « seul imprimeur », plusieurs confrères tentèrent de la lui ravir en publiant de la musique.  Il attaquait aussitôt en justice ; sa carrière fut émaillée par toute une série de procès, dont le plus illustre et le plus long fut celui qui l’opposa à partir de 1639 aux imprimeurs Sanlecque et Le Bé.[3]  On doit à Robert III la publication des premiers opéras français, aussi bien que des messes, motets, cantiques spirituels, et recueils de chansons.  C’est sous l’exercice de son fils, Christophe (1641-1715), que prit fin le quasi-monopole exercé par cette maison, car à partir de 1660 une nouvelle technique, la gravure musicale, fit son apparition.[4]  N’étant assujettie à aucun règlement de corporation, celle-ci permettait à quiconque de reproduire des œuvres musicales sans passer par le bon vouloir des Ballard.[5]

 

[ En plus des] Outre les partitions éditées avec le texte de la pièce et les partitions éditées en volumes séparés, nous pouvons ajouter une troisième [possibilité] série de sources:   les extraits musicaux inclus dans une anthologie musicale contemporaine.  En fait, une des premières pastorales imprimée en France, Les Amours contraires (1606) d'Isaac du Ryer, contient des paroles destinées à être chantées.  Cette pastorale parut en seconde édition remaniée en cinq actes en 1614 avec le nouveau titre La Vengeance des satyres (1614).  La chanson « Un satyre cornu » qui se trouve au 5ème acte, est préservée dans trois arrangements différents : un pour voix seule, un second pour ensemble vocal à quatre parties, et un troisième arrangement pour voix et luth par Gabriel Bataille (Planche 2). 

 

Au milieu du dix-septième siècle, la pièce de théâtre la plus célèbre comportant beaucoup de musique était assurément l’Andromède de Pierre Corneille, avec des chœurs mis en musique par Charles Coypeau, dit Dassoucy.  C’était une tragédie à machines--genre qui intégrait des épisodes musicaux au [la musique pour accompagner le] spectacle.   La première édition d’Andromède parut avec le texte des passages chantés et avec des gravures élégantes du décor, mais sans la musique de Dassoucy.   Mais deux morceaux d’Andromède furent préservés dans un recueil imprimé en 1653 avec le titre Airs à Quatre Parties, et édité dans un volume séparé pour chaque voix (Planche 3).   Par exemple, la partie de basse-contre pour le choeur du Prologue, « Cieux écoutez, écoutez mers profondes » commence avec un solo de basse, ensuite un duo de basse et taille (aux paroles ‘Et vous, rochers battus des ondes’), et enfin (‘Louis est le plus jeune et le plus grand des Roys’) le chœur à quatre parties (Planche 4).   Pendant des siècles seulement deux livres sur quatre [subsistaient] étaient connus ; mais dans les années 1990 on a découvert [un troisième livre de partie] une nouvelle partie, qui a été acquise par la Bibliothèque Nationale.  Malheureusement, le livre de dessus reste perdu ; par conséquent, nous avons seulement trois parties du chœur—alto, ténor, et basse[6]. 

 

Au total, ce sont [En tout, il y a] plus de soixante pièces avant 1650 qui comportent des paroles destinées à la musique.  Dans mon livre Music and Theatre in France, 1600-1680 (Oxford, 2000 ; Appendix A), j’[en] ai dressé une liste des incipits des chansons qui furent chantées dans les comédies, tragicomédies, et pièces à machines pendant ces années.  Jusqu'ici, je n'ai trouvé la musique que pour deux pièces [avant de] antérieures à 1650 (La Céciliade et La Vengeance des satyres).   Mais, après 1650, le nombre augmente :  Andromède de Corneille (1650) ; Le Triomphe de l’Amour de Beys (1653) ; La Comédie sans comédie de Quinault (1655) ; Les Amours de Diane et d’Endimion (1657) de Gilbert ; Les Fâcheux (1661) de Molière ; Le Mary sans femme (1663) de Montfleury; Le Mariage forcé (1664) et La Princesse d’Élide (1664) de Molière; Le Jaloux invisible (1666) et La Nopce de village (1666) de Brécourt ; L’Amour médecin (1666), Le Médecin malgré lui (1667), La Pastorale comique (1667), Le Sicilien (1667), George Dandin (1668), Monsieur de Pourceaugnac (1669), Les Amants magnifiques (1670), Le Bourgeois Gentilhomme (1670), Psyché (1671), La Comtesse d’Escarbagnas (1672), et Le Malade imaginaire (1673) de Molière ; Le Mariage de Bacchus et d’Ariane (1672) de De Visé ; Le Collier de perles (1672) de Girardin ; Crispin musicien (1674) de Hauteroche ; Circé (1675), L’Inconnu (1675) de T. Corneille ; et Les Fous divertissants (1680) de Poisson.  À cette liste il faut ajouter Vulcain jaloux (1670), une pièce à machines anonyme et peu connue--dont le livret (Planche 4) attribue la composition d’une des chansons à Jean Sicard.  Malheureusement, cette musique [ne survit plus] est vraisemblablement perdue.

 

La musique existante pour ces pièces est préservée dans une grande variété de sources.   D’abord, Au premier = dans les premiers temps ?, il y a un très petit nombre de pièces (tant en musique imprimée qu’en manuscrit) avec la partition musicale incluse dans le texte.   Le seul exemple imprimé de cette époque est Le Jaloux invisible (1666) de Brécourt.   Les frais d’impression pour l’imprimeur, Nicolas Pepingue, doivent avoir été grands, puisque la publication exigea deux appareils différents-–l’un pour l'impression du texte, et l’autre pour l’impression de la musique (Planche 6).[7]  Peut-être qu’une partie de [ces frais] ce coût a été défrayée par une subvention royale.  Cela pourrait expliquer pourquoi le privilège exigea de la part de l’imprimeur « de fournir les exemplaires de ladite comédie, sçavoir deux dans nostre bibliothèque ordinaire, une dans la bibliothèque de nostre chasteau de Louvre, et pareil nombre dans celle de nostre très-cher et féal le Sieur Séguier, Chevalier, Chancelier de France, etc. ».

 

Le second genre principal de sources consiste en de grands recueils périodiques d’airs chantés, Les Livres d’Airs de differents autheurs, et, beaucoup plus tard, les Recueils d'Airs sérieux et a boire -- publiés par Robert et Christophe Ballard.  [Là-dedans on pourrait trouver] Ils recèlent des airs pour les oeuvres dramatiques suivantes:   Molière, Le Mariage forcé (1664 ; Livre d’airs de 1665) ; Molière, La Princesse d’Élide (1664 ; Livre d’airs de 1665) ; Molière, Monsieur de Pourceaugnac (1669; Livre d’airs de 1670) ; De Visé, Les Amours de Bacchus et d’Ariane (1672 ; Livre d’airs de 1674) ; Molière, Le Malade imaginaire (1673 ; Livre d’airs de 1674).   Mais, dans ces recueils, les titres des comédies-ballets et des pièces à machines dont les airs sont tirés ne sont pas spécifiés [étaient pas identifiés].   Pour la plupart, ces volumes [du recueil] furent publiés [en] moins d’un ou deux ans après [à partir de] la première série de représentations des pièces concernées [de la pièce en question].  Dans le cas des Amours de Bacchus et d’Ariane, le XVII Livre d’Airs de differents autheurs est la seule source existante pour les deux chansons de Louis de Mollier – dont la partition [est autrement] serait sans cela complètement perdue (Planche 7).[8]

 

Imprimé périodiquement vers la fin du 17ème siècle et au début du 18ème siècle, le Recueil d’Airs serieux et à boire de differents auteurs comporte la musique de scène pour plusieurs pièces de cette époque :  Le Mari retrouvé (Dancourt, mus. de Campra ; pub. oct. 1698), Le Curieux de Compiegne (Dancourt, mus. Gilliers ; pub. oct. 1698),  La Noce interrompue (Du Fresny ; pub. sept. 1699), Les Trois Cousines (Dancourt, mus. Gilliers ; s.d.), Colin Maillard (Chappuzeau, rév. Dancourt, mus. de Gillier ; s.d.), Les Trois Gascons (La Motte, mus. de Grandval ; pub. juillet 1701), L’Operateur Barry (Dancourt, mus. Gillier ; pub. sept. 1702), Le Double veuvage (Du Fresny ; pub. avril 1702), et Le Port dernier (La Motte et Boindin, mus. de Grandval ; pub. juillet 1704).

 

La troisième catégorie de sources imprimées se compose de recueils d’airs rassemblés des pièces particulières.  Le premier recueil musical qui se limite à une seule pièce est celui des Airs du Balet Royal de Psiché, dont la première édition parut en 1670—[en avance de] avant la première à la cour, le 17 janvier 1671.  Le seul exemplaire se trouve à Yale University, où évidemment on l’avait catalogué en 1809 (Planche 8).  Fait aussi curieux, c’est qu'une seconde édition parut en 1673, sans changement important.  Psyché était alors dans le répertoire du Théâtre de Guénégaud : ainsi, il est probable qu’une seconde édition du livret fut imprimée à l’instigation de la Troupe du Roy. 

 

Cela laisse de côté le problème de fond : à savoir, à qui ces collections imprimées étaient-elles destinées ?  Devaient-elles servir de souvenirs de la représentation, ou bien de support pour des concerts domestiques ?  Le fait que ce recueil comprenne une version solo du duo « Gardez-vous, beautés sévères »  (du Dernier Intermède) suggère que l’anthologie était destinée aux besoins pratiques de la représentation domestique.  [Mais] Pourtant, le mot "air" est inexact--car ce recueil contient également la célèbre plainte italienne (du Premier Intermède) avec toute son introduction instrumentale.  En plus d’un solo pour soprano, cette plainte consiste  en un prélude pour deux flûtes et basse-continue, et un ensemble de trois voix d’hommes.  Assurément, cette [équipe] formation musicale aurait dépassé les ressources musicales de la plupart des maisons particulières.

 

            Le prochain recueil imprimé rassemblé d’une pièce, les Airs de la comédie de Circé, parut trois ans plus tard—et évidemment cette édition fut publiée à la demande générale du public.  Dans l’avis « au lecteur », l’éditeur Christophe Ballard constate que :

 

Enfin voicy les Airs de la Comédie de Circé, que l’on m’a tant de fois demandez, & que l’on a attendus avec tant d’impatience.  J’ay cru qu’il estoit a propos d’en retrancher les deux Chorus que font des Comédiens, au commencement & à la fin de la pièce : mais pour récompenser le public, j’ay ajoute à la fin l’Intermède des Indiennes, & deux Airs Italiens du Malade imaginaire, que l’on a tant aymez, & qui n’ont point encor esté mis au jour.

 

Cet ‘Intermède des Indiennes’ est effectivement le Second Intermède des Mores du Malade imaginaire, qui commence au début [commencement] du trio vocal.   Cet extrait est en [forme un] rapport direct avec un air pour voix seule et basse-continue, « Profitez du printemps » qui se trouve dans Le Livre d’Airs de différents autheurs (1674 ; pp. 3-6) et qui provient du même intermède.[9]  D’après cette évidence, il semble raisonnable de déduire que Christophe Ballard n'édita pas la totalité du Deuxième Intermède dans les Airs de la Comédie de Circé, pour la raison que son père, Robert Ballard, avait déjà publié la première partie de l’intermède deux ans auparavant dans les Airs de differents autheurs.

 

Il faut mentionner trois recueils consacrés à la musique de scène.  Le premier est une anthologie imprimée du dix-huitième siècle, avec le titre Recueil complet de vaudevilles et airs choisis, qui ont été chantes à la Comédie-Françoise depuis l’année 1659, jusqu'à l’année présente 1753 (Paris : Aux Adresses ordinaires, 1653).  La première date semble se rapporter à l’année où l’Illustre Théâtre s'est établi au Palais-Royal – parce que la date la plus précoce citée dans la musique est 1664.   Là on trouve extraits vocaux de la musique des comédies de Molière--La Princesse d’Elide (1664), du Médecin malgré lui (1666 ; voyez Planche 9) du Sicilien (1667), des Amants magnifiques (1670), et du Bourgeois Gentilhomme (1672)-- aussi bien que beaucoup d’œuvres bien postérieures.[10] 

 

Un second recueil imprimé est un périodique qui porte le titre Airs de la Comédie Françoise ; les numéros qui ont paru dans les années 1704, 1705, et 1713 se trouvent actuellement à la Bibliothèque de l’Arsenal à Paris.  Cette anthologie rassemble des airs et des morceaux instrumentaux sous les noms des pièces suivantes :  Circé (T. Corneille, mus. de Gillier, ; 1675, rep. 1705), L’Inconnu (T. Corneille, mus. de Gillier ; 1676, rep. 1704) , La Foire Saint-Germain (Dancourt, mus. Gillier ; 1696),  Les Trois Cousines (Dancourt, mus. Gillier ; 1700),  L’Operateur Barry (Dancourt, mus. Gillier ; 1702), Les Folies amoureuses (Regnard, mus. Gillier ; 1704), Le Galant Jardinier (Dancourt, mus. Gillier ; 1704), Le Port dernier (La Motte et Boindin, mus. Grandval ; 1704), Le Diable boiteux (Dancourt, mus. Grandval ; 1707), Second chapitre du Diable boiteux (Dancourt, mus. Gillier ; 1707), L’Amour diable (Legrand, mus. Gillier ; 1708), L’Impromptu de Suresne (Dancourt, mus. Gillier ; 1713), Le Nouveau monde (Pellegrin, mus. Quinault l’aîné ; 1722), Le Triomphe de la Folie (Fuzelier ; 1724), L’Ouvrage d’un moment (Quinault l’aîné ; s.d.), Le Jaloux (Baron ; s.d.).

 

Le troisième recueil imprimé porte le titre Recueil d’Airs des comedies modernes (Paris : Christophe Ballard, s.d. ; BnF, Vm6/39).  Il comporte la musique de scène des pièces suivantes :  Je vous prends sans verd (La Fontaine et Champmeslé, mus. de Grandval ; 1693), Attendez-moi sous l’orme (Regnard, mus. Du Fresny ; 1694), La Sérénade (Regnard, mus. de Gillier ; 1694), L’Adieu des officiers (s.d.).

 

Il faut aussi donner une brève vue d'ensemble des sources musicales en manuscrit.  Peut-être la plus importante est une anthologie consacrée à la musique de scène qui appartient au répertoire de la Comédie-Française.  Elle porte le titre Théâtre François, Tome II et elle comporte la musique--tant vocale qu’instrumentale--pour les pièces suivantes:   Les Captifs (Roy, mus. de Quinault l’aîné ; 1714), L’Amour diable (Legrand, mus. de Gillier ; 1708), La Princesse d’Élide (Molière ; mus. de Lully ; 1664), Le Roy de Cocagne (Legrand, mus. de Quinault l’aîné ; 1718), Le Mary curieux (Allainval, mus. de Grandval ; 1731), Attendez-moy sous l’orme (Regnard, mus. de Du Fresny ; 1700), Le Galant Jardinier (Dancourt, mus. de Gillier ; 1704), Le Charivari (Dancourt, mus. de Gillier ; 1697), Monsieur de Pourceaugnac (Molière, mus. de Lully ; 1669), Le Vert Galant (Dancourt, mus. de Gillier ; 1699), Le Moulin de Javelle (Dancourt, mus. de Gillier ; 1696), Les Trois Cousines (Dancourt, mus. de Gillier ; 1700), Les Eaux de Bourbon (Dancourt, mus. de Gillier ; 1694), La Feste du village, ou les Bourgeoises de qualités (Dancourt, mus. de Gillier ; 1692), Le Malade imaginaire (Molière, mus. de Charpentier ; 1673), Les Vacances (Dancourt, mus. de Gillier ; 1696), L’Été des coquettes (Dancourt, mus. d’Hurel ; 1690), La Comédie des comédiens, ou L’Amour charlatan (Dancourt , mus. de Gillier; 1710), Le Mary sans femme (Montfleury, mus. de Cambert[ ?] ; 1663), La Grondeuse (Fagan de Lugny, mus. de Mouret ; 1734), Le Mary retrouvé (Dancourt, mus. de Campra ; 1698), La Noce interrompue (Du Fresny ; 1699), Le Complaisant (Pont-de-Vesle, mus. de Quinault l’aîné ; 1732), Le Metempsicose, ou les Dieux comédiens (Dancourt, mus. de Mouret ; 1717), Le Triple mariage (Destouches, mus. de Quinault l’aîné ; 1716), Je vous prends sans verd (La Fontaine et Champmeslé, mus. de Grandval ; 1693), et Le Mercure Galant, Le, ou la Comédie sans tiltre (Boursault ; 1683).   La trouvaille de cette anthologie dans les archives de la Comédie-Française en 1980 m’a mené à la découverte de la musique perdue jusque alors pour Le Malade imaginaire (c’est à dire, la musique du Premier Intermède et du Petit opéra impromptu).

Dans le cas des comédies-ballets de Molière et Lully, il existe deux traditions principales de manuscrit qui doivent être récapitulées brièvement ici.  Tout d'abord, il faut constater que Jean Baptiste Lully n'a laissé aucun olographe de ses partitions musicales.  En conséquence, toute sa musique est préservée dans des copies postérieures -- dont certaines portent une date, et d'autres pas.  Toutes les copies manuscrites faites par André Danican Philidor, bibliothécaire de la musique de Louis XIV, furent effectuées vers la fin des années 1680 et 1690.  Selon Philidor et son collègue, François Fossard, ces copies avaient été faites directement sur les manuscrits de Lully.  Pourtant, les copies de Philidor comportent beaucoup d'erreurs et omissions, ce qui suggère qu'elles n'ont pas été employées pour la représentation.  Les copies commerciales qui proviennent des ateliers de Henry Foucault et d'autres copistes représentent la seconde tradition.  Pour la plupart, il y manque les textes parlés, les didascalies, et d'autres indications de représentation.  

 

En outre, il faut mentionner les manuscrits autographes de Marc-Antoine Charpentier, qui était le compositeur principal pour le Palais-Royal, le Théâtre de Guénégaud, et la Comédie-Française pendant les années 1673-1685.  Ses manuscrits sont très détaillés, avec de nombreuses indications d'exécution et les didascalies.   Parfois, ses manuscrits préservent des changements apportés à une oeuvre pendant une série de représentations.  se trouve la musique de scène pour les pièces suivantes :  Andromède (P. Corneille ; 1650, rep. 1682), Les Amours de Vénus et d’Adonis (De Visé ; 1657, rep. 1685), Les Amours de Diane et d’Endimion (Gilbert ; 1657, rep. 1681), Le Dépit amoureux (Molière ; 1666, rep. 1679 ?), Le Sicilien (Molière ; 1667, rep. 1679 ?), La Comtesse d’Escarbagnas (Molière, 1672) et Le Mariage forcé (Molière, 1664, rep. ensemble en 1672), Le Malade imaginaire (Molière ; 1673), Circé (T. Corneille et De Visé ; 1675),  L’Inconnu (T. Corneille et De Visé ; 1676), Les Fous divertissants (Poisson ; 1680), La Pierre philosophale (T. Corneille ; 1681), et Angélique et Médor (Dancourt ; 1685)[11]. 






[1] Je tiens à remercier Georgie Durosoir et Perry Gethner de leur lecture soigneuse et de leurs suggestions pertinentes à propos de cet article.

 

 

 


[2] Ce paragraphe est un sommaire de l'article « Ballard » par Anik Devriès, dans Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, éd. Marcelle Benoit (Paris, 1992), 41-43.


[3] Jacques Sanlecque et son père créèrent, à partir de 1635, de nouveaux caractères de musique et de plain-chant.  Le 11 février 1639, ils obtinrent du roi Louis XIII l’autorisation d’imprimer seuls, pendant 10 ans, les caractères de plain-chant--privilège ce qui déclencha la colère de Robert Ballard, qui s’estimait être le seul à pouvoir jouir du monopole de l’impression musicale.  Voyez l’article d’Anik Devriès (s.v. ‘édition musicale’) dans Dictionnaire de la musique en France, 261-62.


[4] De 1528 à 1660, les éditions musicales en France étaient exécutées à l’aide de caractères mobiles d’imprimerie--chaque poinçon comportait deux éléments musicaux : les cinq filets de la portée, et la note.  Ensuite, à partir de 1660, un autre procédé technique, la gravure sur plaque de cuivre ou d’étain, vint concurrencer la typographie musicale.  La gravure était libre de tous privilèges ; de plus, la gravure se trouvait mieux adaptée que les caractères mobiles aux impératifs de l’écriture et permettait une diffusion plus souple du document gravé. 


[5] J’ai trouvé deux partitions théâtrales qui fut imprimée par des maisons autres que Ballard : Musique du Triomphe du temps par Mr. Quinault l’aisné  (Paris: François Hahault, [1725 ?]) et Divertissement de la comedie du Mariage fait par lettre de change (Paris: Le Breton, [1736 ?]).


[6] Une transcription de la musique pour ces deux chœurs d’Andromède se trouve dans mon article, ‘Music and Corneille's Andromède‘ (Festschrift Herbert Schneider, à paraître).

 


[7] Il est également possible que la musique du Jaloux invisible  ait été imprimée par la maison de Ballard--parce que la partition semble avoir été réalisée par typographie musicale (procédé duquel Ballard tenait le privilège).


[8] Je suis reconnaissant à ma collègue Anne-Madeleine Goulet d’avoir attiré mon attention sur cette source importante.


[9] Anne-Madeleine Goulet a annoncé la découverte de cet air dans le Bulletin de la Société Marc-Antoine Charpentier 19.


[10] Outre les susdites pièces, ce recueil comporte la musique pour les pièces suivantes:  l’Algérien (Cahusac, 1744), Les Acteurs deplacés (Laffichard et Panard, 1735), Attendez moi sous l’orme (Regnard, 1694), L’Amour diable, L’Amour charlatan (Dancourt, 1710), Amour pour Amour (La Chaussée, 1742), Les Bourgeoises de qualité (Dancourt, 1700), Le Bal d’Auteuil (Boindin, 1702), Crispin musicien (Hauteroche, 1674), Le Charivary, Les Curieux de Compiegne (Dancourt, 1698), Les Trois Cousines  (Dancourt, 1700), Colin Maillard (Chappuzeau, 1701), Cartouche (Legrand, 1721), Les Curieux de Rheims (Grandval, 1725), Les Chevaliers (Legrand, 1726), Le Consentement forcé (Merville, 1738), Le Diable boiteux (Dancourt, 1707), Le Divorce (Avisse, 1730), Deucalion et Pyrrha (Saint-Foix, 1741), Esope au Parnasse (Pesselier, 1739), L’Etranger (Bonnet de Chemillan, 1745), L’Été des coquettes (Dancourt, 1690), La Foire de Besons (Dancourt, 1695), La Foire de St. Laurent (Legrand, 1704), La Famille extravagante (Legrand, 1709), Les Festes du cours (Dancourt, 1713), La Françoise italienne (Legrand, 1725), Le Fat puni (Pont-de-Vesle, 1738), La Feste d’Auteuil (Boissy, 1742), La Folie du jour (Boissy, 1745), Les Trois Gascons (La Motte, 1701), Le Galant Jardinier (Dancourt, 1704), Le Galant Coureur (Legrand, 1722), Les Graces (Saint-Foix, 1744), L’Heureux retour (Fagan de Lugny, 1744), L’Heureux indiscret, L’Homme sans bras (anon.), L’Impromptu de la folie (Legrand, 1725), Je vous prends sans verd (La Fontaine et Champmeslé, 1693), L’Inconnu (T. Corneille et De Visé, 1676), Joconde (Fagan de Lugny, 1740), Le Mariage fait par lettre de change (Poisson, 1736), L’Isle sauvages (Saint-Foix, 1743), L’Isle des Vieillards (Grandval, 1748), Momus fabuliste (Fuzelier, 1719), Le Moulin de Javelle (Dancourt, 1696), Le Mari retrouvé (Dancourt, 1698), Les Mécontens (La Bruère, 1731), Le Magnifique (La Motte, 1731), Les Masques (Parmentier, 1741), La Nouveauté (Legrand, 1727), Le Nouveau Monde (Pellegrin, 1722), Les Nouveaux Debarqués (Legrand, 1726), L’Opéra de Village (Dancourt, 1692), L’Opérateur Barry (Dancourt, 1702), Les Originaux (Fagan de Lugny, 1737), L’Oracle (Saint-Foix, 1740), Le Port dernier (La Motte et Boindin, 1704), Le Prix de L’Arquebuse (Dancourt, 1717), Le Plaisir (Abbé Marchandier, 1747), Le Quartier d’hiver (Bret et Villaret, 1744), Le Retour des officiers (Dancourt, 1697), Le Roy de Cocagne (Legrand, 1718), Le Rival de soi-même (La Chaussée, 1746), Sancho Pansa (Du Fresny, 1694), La Sérénade (Regnard, 1694), Les Souhaits pour le Roy (Valois d’Orville et Dubois, 1745), Le Triomphe du Temps (Quinault l’aîné, 1725), La Tragédie en prose (Du Castre d’Auvigny, 1730), Les Vandanges (Dancourt, 1694), Les Vandanges de Surene (Dancourt, 1695), Les Vacances (Dancourt, 1696), Le Double Veuvage (du Fresny, 1702), L’Usurier Gentilhomme (Legrand, 1713), Zéneide (Cahusac, 1743).


[11] On peut trouver toute la musique de scène de Charpentier en éditions modernes (et avec les premières éditions imprimées des pièces) en ligne à l'adresse suivante:  http://www.personal.utulsa.edu/~john-powell/theater.










J'ai donc opté pour une boite très simple avec un papier de Marianne Peter, un fac similé coquille sur papier chiffon, très ressemblant, dans les couleurs, à notre exemplaire. La boite est ajustée sur le livre.
Le couvercle est ajusté une fois la boite construite autour du livre.
Le choix ultra classique est un rappel de ce métier avec des codes précis, que je ne laisserai pour rien au monde.


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