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lundi 1 août 2016

Les jardins, la botanique et les livres. (9).

Je m'étais précédemment arrêtée en 800 Aps J.C., 50 ans plus tard, c'est la naissance de la botanique arabe et des premières traductions des œuvres de Théophraste et de Dioscoride.

Vers 930, A.H. al-dinawari  écrit  le Kitab al-nabat
Ibn Al Jazzar écrit un ouvrage qui sera traduit en latin, en grec et en hébreu, Viaticus
Ibn Sina (Avicenne), Kitab al-shifa
Ibn Bajja, Kitab al-nabat
Abu al-walid ( Averroès) commente Aristote.

Ibn al-Baytar, Kitab al-jami, et vers 1200, écrit un dictionnaire qui ne sera pas traduit, citant beaucoup d'auteurs et représente une somme des connaissances sur les plantes et leurs applications qui influencera le monde arabe.

L'Andalousie, au 13 ème siècle, est une porte d'échange entre le monde arabe et le monde européen.


Il y a là toute une histoire de la botanique et la médecine, la pharmacologie inventée et écrite par des érudits arabes que nous ne connaissons pas, où leurs apports d'après leurs pratiques sont aussi importants que ceux des pays du Nord, tel Hildegarde de Bingen , Albertus Magnus , Bartholomée Anglicus 







Source:http://www.persee.fr/doc/medi_0751-2708_1989_num_8_16_1142




Ces ouvrages sont parfois des regroupements, des recopies, des découvertes nouvelles où tout cela à la fois. Le propos étant de comprendre où sont les parts d'influences et d'inventions, de recopie, de traduction et de corruption.



http://bibliotheque-numerique.bibliotheque-agglo-stomer.fr/collection/659-le-proprietaire-des-choses/






http://tools.yoolib.com/Ybook/index.php?gotopage=0&user=bmsaintomer&filemedia_
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(Et si nous ne faisons pas attention, nous trouvons des livres, sur internet,  qui nient la culture grecque en disant que c'est une invention du moyen Age pour occulter l'apport des arabes dans le domaine des sciences et de la médecine, des plantes !!!
( Pas de nom, pas de polémique.) )

Nous dévions vers la médecine, puisque la botanique, connaissance et description des plantes est à l'usage des remèdes pour guérir ... ces sujets se recoupent.


La création de l'Ecole de Salerne réputée pour la rigueur de son savoir et de ses recherches est très peu connue et est à la source des traductions.
"Selon la légende, la fondation de l'école est due à quatre maîtres mythiques : le juif Helinus, le grec Pontus, l’arabe Adela et le latin Salernus, enseignant chacun dans leur langue. Cette légende contient une vérité symbolique : à partir du Xe siècle Salerne s'affirme comme un carrefour politique, commercial et culturel, recevant toutes les influences de la méditerranée (monde byzantin, juif et arabe) et de l'Europe du Nord (présence des Lombards, arrivée des Normands).
Le contexte de sa création n'est que très peu documenté (dates, emplacement exact, fondateurs…), mais déjà, à l'époque romaine, Salerne était célèbre pour son climat propice à la convalescence (Horace, XVe épitre). Selon P. Theil, Salerne serait resté comme un reliquat de la médecine antique, à la fois clérical et laïc[1]. Dès le IXe siècle, la réputation de Salerne s'étend à la Gaule franque. La chronique de Richer de Reims rapporte la présence, en 947, d'un médecin laïc salernitain à la cour du roi des Francs Louis IV d'Outremer. Selon les lettres de Gerbert, Adalbéron, archevêque de Reims, se rend à Salerne en 969 pour y chercher des soins[3].
Salerne profite du voisinage du Mont-Cassin (situé à une centaine de km), où Saint Benoit avait créé un monastère en 529, avec hôpital et scriptorium (bibliothèque et moines copistes) doté de textes médicaux antiques. On y trouvait notamment des textes ou fragments attribués à Hippocrate, Galien et Caelius Aurélien (avant le XIe siècle et l'arrivée de Constantin l'Africain)."
Source WIKI.



A travers la recherche bibliophilique sur la botanique, on touche à un sujet très polémique du côté des universitaires, des politiques et des intellectuels, qui ne permet pas la transmission et la construction d'une paix entre les peuples.
Loin d 'entrer dans cette polémique stérile, pour moi, il est à noter que les échanges entre les cultures ont été légions et que de savoir, qui des arabes ou des européens, ont été les premiers à décrire ou à traduire les écrits grecs et latins, le résultat est le même: des avancées dans la longue compréhension que nous avons à avoir pour vivre ensemble au lieu, excusez moi de la trivialité du terme, se foutre sur la tronche des idées négatives.
Qui a copié sur qui ?

"Le langage médiatique rabote les nuances et traduit en binaire (tout/rien, bien/mal, etc.). Hegel disait que la philosophie peignait gris sur gris. Il en est de même des petits bouts d’ivoire que polissent les historiens. Les médias, eux, brossent leurs fresques en noir et blanc."
Source de:
http://constitutiolibertatis.hautetfort.com/media/01/00/410529995.pdf


la vulgarisation, c'est bien.
Mais la précision et la justesse, c'est mieux.





La problématique pour moi étant d'accompagner cette recherche de connaissances sur un sujet qui fait parti de nos vie: la connaissance des plantes.
Si on réfléchit à la façon dont l'humanité évolue, en ayant coupé ses racines ... d'avec ce monde naturel, comprendre comment la transmission s'est faite à travers la traduction d'ouvrages majeurs des premiers philosophes par les savants voyageurs qu'ils soient du Nord ou du Sud, comprendre comment le savoir est coupé du peuple et remplacé par une technologie, une industrie, une consommation de produits miracles censés répondre à la résolutions de tous nos problèmes existentielles et, plus terre à terre, quotidiens ... comment cela crée de la discorde et encore plus d'obscurantisme, devient une nécessité absolue.

Bien sûr on ne peut pas collectionner et acquérir des livres aussi anciens que les manuscrits et les premiers livres imprimés sans y mettre quelques sous ... Connaître ce qui ensuite sera diffusé à plus grande échelle avec l'imprimerie jusqu'à la littérature du 19ème reprenant largement ces thèmes là, à chaque fois augmentés et parfois corrompus par l'esprit et les théories de l'époque est essentiel pour savoir quoi collectionner.
Et au delà ce cela, le savoir vous ouvre l'esprit: il n'est plus possible d'adhérer à des dogmes.
On les considère comme les piliers nécessaires à une époque où la science et la technologie ne permettaient pas de voir et de comprendre la formule du vivant. On les regarde sous toutes les coutures, ces dogmes, qui tombent les uns derrière les autres. Ce sont les liens qu'ils ont crées au sein de cette humanité, la lumière, par l'esprit critique qu'on se doit de garder et de comprendre, de préserver.

Les livres anciens sont le témoignage de cet esprit assez critique pour faire avancer l'humanité et en même temps, le lieu figé de ce que nous avons à comprendre pour dépasser les querelles stériles qui animent le monde en 2016.
Parce que c'est toujours le problème de la traduction et de ses corruptions possibles qui sont à la source de polémiques parfois injustes, surtout en matière de vulgarisation, vers un public non savant, il faut tenter de remonter et de confronter plusieurs types de connaissances et de domaines pour arriver à saisir les erreurs, là où l'ignorance s'engouffre facilement.

La connaissance et l'ouverture d'esprit permettent cela.
L'éducation qui doit être donnée aux enfants passe par cette compréhension.
Avoir des livres chez soi, choisis et rassemblés dans cette optique, forme l'esprit de la maison.

J'ai choisi la botanique, cet été. Nous aborderons d'autres sujets de la même façon.




https://www.erudit.org/revue/ttr/1993/v6/n1/037136ar.pdf




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 Source:
 
L'art dentaire à travers la peinture
Par Armelle Baron,Pierre Baron
ISBN : 2-86770-016-7
EAN13 : 9782867700163
 

 

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