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mercredi 29 juin 2016

Les jardins, la botanique et les livres. (2). Comment devient-on bibliophile?

Plusieurs étapes dans ce billet:

Il s'agit de présenter un auteur que je ne connais pas, méconnu, oublié qui vendit ses livres pour payer ses dettes.
Voici un document complet fait par un collectif.
Toujours partant du principe qu'il ne sert à rien de refaire un travail parfaitement fait, le document est accessible là:
http://www.floraine.net/fileadmin/floraine/
Publications/LASER/Laser_Buchoz.pdf



BUC’HOZ, médecin botaniste de
Stanislas Roi de Pologne et Duc de Lorraine

 
© Médiathèque de Metz
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 






https://crcv.revues.org/10300?lang=en







Ce peut être le début d'une collection  ....

Mais aussi de continuer une réflexion sur le thème de comment devient-on bibliophile?


Pour continuer dans l'exploration de ce domaine de la bibliophilie autour des plantes et des jardins, de la nature, je me suis inspirée de plusieurs livres qui traitent de l'histoire de cette discipline, d'autres qui traitent du thème des jardins chez les écrivains et, de la nature.

Collectionner des textes où un auteur a décrit un jardin, se laisser emporter par l'écriture tout en ayant un bel objet relié, soit d'époque, soit contemporain, (tout dépend du livre, en effet) demande que vous ayez réfléchi à ce que vous voulez.
Ce sont des envies, des plaisirs où on se réfugie lorsque le monde autour est trop difficile.

Chercher
une traduction du Canzoniere de Pétrarque (1374 pour le manuscrit original en partie autographe), dans le meilleur état possible ...
 <<Lorsque je vois sur les collines la tendre neige frappée de loin par le soleil, >> .....
et s'enquérir d'une édition du Lys dans la vallée de Balzac  ...
<< une coupe d'émeraude au fond de laquelle  l'Indre se roule >> ...
dans une jolie édition contrefaite belge de la même époque que l'édition originale ne répond pas aux mêmes critères de choix.




Car pour avoir une édition originale de ce livre, avec en plus un envoi ....
https://www.artcurial.com/fr/asp/fullCatalogue.asp?salelot=1678++++++53+&refno=10284554

http://www.departement-touraine.fr/competences/culture-patrimoine/lys-dans-la-vallee/


Ou bien encore trouver un exemplaire de Darwin en langue anglaise, original donc ... précieux, n'est pas le même acte ni d'achat, ni de choix. L'affection portée à ce livre est sans relation avec le prix payé parce qu'il n'est pas si cher que vous le pensez, mais il a forcément une histoire et de vie et de voyage.
On est au delà de cet aspect qui pourrit tout: La valeur juste par l'argent.
C'est une question d'échelle personnelle également, de culture et de volonté d'établir des repères sur la valeur augmentée, multiple d'un livre qui n'est pas qu'un tas de papier imprimé.
(Ou alors, je ne peux rien pour vous parce que définitivement, vous êtes obtus, fermé et absent du monde et vous ne lisez pas non plus ce blog .... par définition ceux qui lisent ici sont ouverts et curieux :) ) Bonne nouvelle.

(On peut aussi se laisser porter au gré de ses découvertes chez les libraires, les bouquinistes selon un thème qu'on a en tête, juste pour le plaisir. Se faire conseiller ... Ils sont là pour ça d'ailleurs, leur demander.)

Et d'acheter le livre de poche pour lire le texte, en attendant de trouver un exemplaire qui soit digne de figurer dans notre bibliothèque d'exception, mais sans prétention ....


Je me suis aussi plongée dans
les archives du magazine du bibliophile.
En 2013 avait lieu au Grand Palais, le Salon de l'Estampe et du Livre Ancien, avec en exposition, sur le thème de la nature, des livres de la bibliothèque du Muséum d'Histoire Naturelle ... De l'origine des espèces de Darwin 1862 
C'était aussi l'endroit et le moment idéal pour comprendre la bibliophilie autour de la nature, avec des libraires qui proposaient des livres à tous les prix.

Mais tout ça ne donne pas de listes de livres, parce qu'en définitive la vraie question de savoir quoi collectionner? passe par un brin de culture comme un brin d'herbe entretenu finit par donner une belle pelouse.
Petit à petit, on élimine les herbes dites mauvaises ... Ou bien et c'est mon cas, on ne rechigne pas à avoir des déglingués sur l'étagère parce qu'ils ont un charme qu'on ne sait pas expliquer: les premiers, les matières particulières usées par le temps ... Là, en matière de gout, chacun est roi parmi ses borgnes et ses aveugles. Sans parler des livres dont on a hérité et qui sont là en devenir, surement.

Relier devient un choix: Soit pour conserver les brochés,  parce que ce qui nous reste ce sont plutôt les reliés que les brochés, restaurer les reliures qu'on ne peut plus manipuler, avoir une bibliothèque cohérente et jolie, créée avec l'aide d'un artiste artisan qu'on a plaisir à faire travailler: La philosophie de l'inutile et du luxe.
Mais pas le luxe dont vous croyez l'inaccessibilité définitive, pas le spectaculaire, pas le luxe clinquant. En général, celui-ci est discret et ne paie pas de mine.

Pourquoi met-on des tableaux chez soi, pourquoi porte-t-on des bijoux ou pas, pourquoi s'embellit-on la vie?

De la déco? pas seulement, un acte réel d'affirmation et de mise en valeur au dessus du quotidien parfois si dévorant, si médiocre.
C'est de l'argent dépensé, autant en prendre soin même si les collections ont de petits imparfaits, dans un ensemble cohérent, ils ne dépareillent pas.
Il faut choisir. Et classer. Et surtout faire des notices parce qu'une bibliothèque ainsi construite qui a mis des années avant de devenir ce qu'elle est, ne sera pas perdu pour tout le monde (même si c'est par petit bout dispersée, à droite et à gauche au final, elle a été le réconfort d'une vie, le ciment d'un être humain et le tuteur d'une aventure intellectuelle).
Il est tout de même bien de comprendre que ce domaine de la culture est accessible à celui qui le souhaite vraiment.

On peut donc commencer par le début et avoir en tête que la botanique, c'est comme le reste, elle s'est construite au fur et à mesure que l'humanité a grandi ...
(Amèrement, je ne peux que constater que l'humanité se détruit et déconstruit ce qui fait sa richesse, détruit de plus les preuves de son cheminement sur plusieurs siècles ...)

C'est donc Théophraste, Dioscoride, qui sont à la naissance de la botanique: 4 ème siècle avant J-C.
http://alfama.sim.ucm.es/greco/d-digital.php?search=dioscoride&Submit=Buscar&idRecurso=0
Les herbiers datent de la seconde moitié du 16ème siècle et du début du 17ème.
http://www.biusante.parisdescartes.fr/boccone/debut.htm
Les premiers jardins botaniques sont italiens.
http://whc.unesco.org/fr/list/824/

Il vous faudra suivre encore d'autres articles pour découvrir qui, quoi, où ...

La botanique est comme l'histoire des livres, comme toute construction, elle fait le tour des inventions et progrès techniques scientifiques, le premier microscope (créé en 1595 par Zacarias Janssen, un fabricant de lunettes hollandais, qui a eu l’idée de superposer deux verres de lentille), et la logique de Descartes permettent de décrire, découvrir et classer.
Au 17ème ce sont aussi les voyages d'exploration avec beaucoup de nouvelles espèces inconnues.
La découverte de la sexualité des plantes à la fin du siècle laisse perplexe ses contemporains.

Des systèmes de classement, dit artificiels ou dit naturels, voient le jour : Carl Von Linné  en invente un, en 1753, une nomenclature binominale, nommant avec précision toutes les espèces animales et végétales, par combinaison de deux noms latins: La nomenclature linnéenne.
Encore plus au 18ème, siècle des lumières, et avec l'expansion coloniale, la botanique devient une science du classement alors, qu'elle est à l'origine, une simple connaissance des plantes qui soignent.
Pendant ce temps les jardins ont aussi leur histoire qu'on peut retrouver dans les textes de littérature et de poésie.

En 1789, c'est la classification de Jussieu, qui se base sur la morphologie des plantes.

Tout comme les autres domaines d'applications à la vie courante, la botanique bénéficie des progrès de la chimie.

Lamarck enfin Darwin, la classification phylogénique,
Engler, sont autant de sujets, d'objets de curiosité, pour lesquels il faut avoir le gout de comprendre et de connaître afin d'avancer dans la compréhension de ce qui vous fait du bien.




La nature, les jardins ont ceci de commun avec les livres: il faut du temps pour voir le résultat de ce qui a été planté un jour d'ennui .....
 
 
 

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